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TOUR DE FRANCE : EDDY MERCKX VU PAR UN RENNAIS !

Jean Cléder n’a encore rien écrit sur le cycliste rennais Marc Gomez, vainqueur d’un Milan San Rémo d’anthologie. En revanche, l’enseignant chercheur en littérature comparée à l’Université de Rennes 1,  a déjà trempé sa plume dans le bitume frais pour partir sur les traces du Blaireau breton, Bernard Hinault. Mais pourquoi s’est-il intéressé à Eddy Merckx, coureur d’un plat pays bien loin de nos contrées bretonnes.

“C’est un grand champion, un grand styliste comme l’est Marcel Proust en littérature !”, assure Jean Cléder. “J’ai appris ce qu’était un styliste non pas en lisant Duras mais en regardant Merckx. Eddy gagnait tout, quelles que soient les circonstances, en sprint massif ou détaché, en duel ou en petit groupe, dans une étape de montagne comme dans un contre la montre. Comme dramaturge, il était totalement imprévisible ! “

                      Un dandy de grand chemin

En compulsant des milliers d’archives, de documents et de Miroir du Cyclisme, Jean Cléder a retrouvé sa passion d’enfance : le vélo. Il a découvert un autre homme et redécouvert le quintuple vainqueur du Tour de France. “Eddy Merckx était une énigme ambulante ! Il parlait peu mais il savait s’exprimer sur son vélo.” Forgeant l’imaginaire des spectateurs, des écrivains, des romanciers, le coureur belge était d’une extrême gentillesse. Mais en compétition, il n’a pas eu de précédent dans l’histoire (625 victoires) et n’en connaîtra sans doute pas.

Derrière le soliste, l’orchestre (journaliste et spectateurs) était en ordre marche. Il comptait les points. Il verbalisait ses performances. Il décrivait le miracle dans l’éloge de mots. “Il ressemblait à Elvis Presley avec ses yeux étoilés et ses pommettes tartares”, écrivait le grand chroniqueur sportif Antoine Blondin. Dandy de grand chemin, le grand champion aux cinq consonnes et… une voyelle faisait corps avec son vélo. “Le champion se couchait sur sa machine comme pour se rendre invisible et disparaître avec elle. Son squelette était fait pour le cyclisme”, rapporte Jean Cléder.

                   Un archipel de récents créant la légende

Figure d’excellence, Eddy Merckx a donné un immense archipel de récits et d’interprétations dans la presse. Il a profité sans doute de l’apparition de la Télévision, des moyens techniques pour bâtir sa légende. Mais Eddy Merckx n’avait certainement pas besoin de tout ce tintamarre médiatique. “On le voyait sur les pistes couvertes en plein hiver, on le voyait sur les routes du sud en ouverture de saison, on le voyait sur les classiques, on le voyait sur les courses par étapes. On le voyait tout gagner !” C’était un grand champion, une œuvre d’art…A lire avec Jean Cléder aux éditions Mareuil.

 

 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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