Érick Leclercq, originaire de Betton, est un artiste fascinant dont le parcours est aussi riche que son œuvre. Longtemps, il a exploré l’art du graffiti avant de s’orienter vers le dessin automatique en 2018, une transition qui marque une évolution notable dans sa pratique. À Betton, sa dernière exposition a révélé son habileté à manipuler le noir et le blanc, employant des techniques mixtes qui déstabilisent l’œil et stimulent l’imaginaire du spectateur.
Son approche fait écho à l’expressionnisme abstrait. Elle valorise la créativité et la spontanéité brute. Mais au-delà, l’usage audacieux du noir et blanc est primordial dans son travail. Il rappelle Franz Kline. Il intègre le contraste entre les couleurs pour inciter au voyage dans des formes conceptuelles mais diablement concrètes pour nos âmes parfois tourmentées.
Chez lui, les influences sont sans doute nombreuses ! Il s’inspire de la pratique libre et proprement personnelle des artistes de l’art brut, mouvement initié par Dubuffet (promo Dinard). Comme son illustre prédécesseur, Érick Leclercq, à travers son adoption du dessin automatique, cherche à transcender les conventions pour explorer de nouvelles frontières créatives. Il devient un artiste avec sa signature personnelle où les représentations pénètrent un monde imaginaire peuplé d’animaux étranges et mythologiques.
À travers ces influences diverses, Érick Leclercq ne se contente pas d’imaginer des œuvres visuelles. Il élabore des expériences où les spectateurs sont à interagir avec ses toiles d’une manière à la fois intime et universelle. Chacune de ses contributions concourt à la richesse de son expression artistique. Elle fait de lui un peintre contemporain dont le travail est à la fois un hommage à l’histoire de l’esthétique et une exploration audacieuse de nouvelles possibilités imagées. Pour le découvrir.


