portefeuille cuir homme femme Rennes
Actualités

PRESCRIPTION DES MÉDECINS : L’ÉTUDE RENNAISE DÉMONTRE L’INFLUENCE DES LABORATOIRES

 “Les généralistes français ne recevant pas d’avantages de l’industrie pharmaceutique sont associés à des prescriptions plus efficaces et moins chères”, assurent des chercheurs rennais.  C’est ce que montre leur étude fondée sur le recoupement de deux bases de données nationales françaises, l’une gérée par le Ministère des Solidarités et de la Santé et la seconde par la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés.

Cette étude a été conduite par des médecins, enseignants-chercheurs et ingénieurs rennais de la Faculté de médecine de l’Université de Rennes 1. Elle cherchait à savoir s’il existait une “association possible entre les avantages offerts par l’industrie pharmaceutique aux médecins généralistes français en 2016 (équipement, repas, frais de transport, logement, etc.) et le coût et l’efficacité de leurs prescriptions médicamenteuses au regard des objectifs fixés par l’Assurance maladie.”

              Des prescriptions coûteuses

De par sa méthodologie, l’étude permet seulement d’affirmer que le groupe de médecins n’ayant reçu aucun avantage en 2016 propose des prescriptions moins coûteuses. Elle permet aussi de montrer que ces derniers prescrivent plus de médicaments non génériques par rapport aux mêmes médicaments non génériques (antibiotiques, antihypertenseurs, statines). Il n’existe pas en revanche de différence significative pour la prescription d’aspirine, de génériques d’antidépresseurs ou de génériques d’inhibiteurs de la pompe à protons.

En revanche, le groupe de médecins ayant bénéficié de 1 000 euros ou plus en avantages est associé à des coûts de prescription en moyenne 5.33 euros plus élevés que le groupe sans avantage. “Ces observations renforcent l’hypothèse selon laquelle l’industrie pharmaceutique peut influencer les prescriptions des médecins généralistes, et offrent un aperçu sur l’étendue de cette influence”, notent les chercheurs.

“Ces recherches constituent un premier travail d’analyse”, fait remarquer l’auteur de l’étude, Bruno Goupil. “Il semble peu probable que l’argent dépensé par l’industrie pharmaceutique pour la promotion des médicaments le soit à perte. Et en effet, les résultats de notre analyse concordent avec les études existantes qui concluent en faveur d’une influence sur les prescriptions.” Pour en savoir plus sur l’étude : c’est ici

 

La phrase du jour : Les 41 257 médecins généralistes libéraux ayant au moins 5 patients déclarés ont été inclus dans l’étude.

 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

Laisser un commentaire