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Commerces

PLUS D’APÉROS SOUS LES BARNUMS EN 2022 !

Au nom du respect de l’espace public, de la transition écologique et de la mise en valeur du patrimoine, la charte des terrasses était attendue par tous ! Elle devrait s’appliquer aux propriétaires des 500 établissements en possédant une dans trois secteurs particuliers du centre-ville : Sainte-Anne, Saint-Germain et la gare.

En revanche que ce fut dur pour l’élaborer ! “D’autres villes, comme Nantes, en disposent depuis maintenant six ou sept ans “, regrette le conseiller municipal de l’opposition, Loïck Le Brun. Mais sans doute fallait-il du temps pour rencontrer les 350 propriétaires, le Carré Rennais, les habitants. “Nous sommes allés jusqu’à rencontrer les fournisseurs de mobiliers urbains pour faire un document le plus complet possible”, explique Marc Hervé, en charge du dossier.

Fruit de longues négociations (et espérons-le d’apéros !), la ville interdira à partir du 1erjanvier 2020 les dispositifs de chauffage, les panneaux publicitaires et les brumisateurs sous les barnums. “Nous serons le premier territoire dans notre zone géographique à les proscrire.” Puis, à compter du 1erjanvier 2022, notre municipalité imposera le démontage des chapiteaux et des barnums (1).

                                       Un patchwork joyeux

Il ne sera pas facile en revanche de respecter le “code couleur” pour les nombreuses terrasses sur les places Sainte-Anne et Saint-Germain où, pour la première, il s’agira de travailler sur un “patchwork joyeux” et pour la seconde sur le côté intimiste et confidentiel.  Ailleurs, les terrasses de l’avenue janvier devront respecter une certaine identité commune et celles de la gare de qualité. “Nous serons exigeants avec les commerçants”, convient Marc Hervé. “Mais nous le serons avec nous-même ! Outre une commission de dialogue annuel, nous établirons un guichet unique pour faciliter le travail des exploitants en sachant que nous risquons ri d’avoir deux années assez fortes pour instruire 500 terrasses.”

Cette charte n’a pas vocation à être gravée dans le marbre. Mais elle suscite beaucoup de réactions politiques. “Nous ne sommes pas d’accord avec l’enlèvement des barnums. Les interdire, c’est créer de grosses difficultés économiques pour de nombreux commerçants. Avec cette mesure, des commerçants vont mettre la clé sous la porte et cela nous ne pouvons pas l’accepter. C’est aussi renier une partie de l’identité festive de notre ville”, confie Jean-Paul Tual, porte-parole du Front de Gauche rennais.

Seule interrogation soulevée par Loïck Le Brun : le Mail aura-t-il les mêmes règles du jeu que l’ensemble de la ville ? Si les exploitants doivent respecter la charte, ce sera très compliqué pour beaucoup d’entre eux. En revanche si la réglementation est différente,  il faudra donc protéger les terrasses “déportées”…

La réaction des écolos : “Nous restons sur notre faim. Cette charte des terrasses ne fait absolument pas état des déchets.  Rien non plus sur la fin des contenants plastiques à usage unique. La dernière Fête de la musique a pourtant montré que la plupart des bars rennais sont désormais équipés en gobelets réutilisables et la Loi de transition énergétique prévoit d’interdire ces contenants jetables dès janvier 2020. Il est franchement décevant de ne pas voir au moins ces deux points figurer dans la charte”, confie Nadège Noisette. 

(1) Pour renouveler l’air, les propriétaires devront ouvrir à compter du 1erjanvier 2020 l’une des faces de leur barnum.

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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