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FABIENNE ET ESTELLE, RESTAURATRICES : AVANT DE SE RELEVER, IL VA FALLOIR DU TEMPS !

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Fabienne et Estelle ont été longtemps à la tête du Nabuchodonosor, rue Hoche, à Rennes. Depuis, elles tiennent le restaurant Ma Cantine, sur l’ancienne route de Saint-Malo. Mais comme tous leurs confrères et consœurs, elles ont fermé boutique, il y a déjà trois semaines pour cause de confinement. “La première semaine, je n’ai pas du tout réalisé !”, confie Estelle. “C’était dingue. Du jour au lendemain, nous sommes passés d’une centaine de personnes par jour à zéro”, ajoute son amie, Fabienne.

                                             De l’inquiétude à la colère

Depuis, les deux copines trouvent le temps long. “Nous avions besoin de vacances”, ajoute Fabienne. “On en a profité les premiers jours pour se reposer. Mais désormais, c’est dur !” Après trois semaines de fermeture, elles commencent sérieusement à s’inquiéter. “Nous avions un peu de trésorerie. Mais ça y est ! Nous en avons beaucoup moins, après avoir payé les salaires de nos employés. Nous venons de contracter un emprunt auprès de la BPI pour payer nos charges et notre loyer. A 50 ans presque, après voir tenu quatre affaires, c’est démoralisant de se retrouver dans une situation pareille !”

Comme beaucoup d’indépendant, Fabienne est à terre. “Certes, je ne suis pas un cas isolé. Mais je suis toute seule et j’ai ma maison à payer. La situation n’est pas simple.” Comme Estelle, elle pense à l’après ! “Avant de nous relever, il va falloir du temps. Nous sommes installées dans une zone industrielle où les entreprises fermeront peut-être cet été. Ce sera du chiffre d’affaires en moins. Sans compter que les gens n’auront peut-être pas envie d’être à cent dans le même endroit, après le confinement.”

                                   1500 euros pour deux !

En attendant, les deux amies tentent de garder espoir. “Nous faisons du sport, des apéros virtuels et nous profitons du moment pour nous ressourcer. Au moins une fois par semaine, nous passons dans notre restaurant pour faire du ménage. Mais c’est quand même la M….” Lundi après-midi, Fabienne et Estelle apprenaient une mauvaise nouvelle. L’aide de 1500 euros accordée aux indépendants ne sera octroyée qu’à l’une des deux…pour la simple raison qu’elles sont associées…

Phrase du jour : “Prendre la décision de fermer un samedi est lamentable. Nous n’avons pas eu te temps de nous organiser. Tous les vendredis, nous sommes livrées de notre marchandise pour la semaine suivante. Heureusement, nos clients et des amis sont venus le lundi pour éviter le gaspillage.”

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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