Actualités Faits divers

COCAÏNE : VASTE FILIÈRE DÉMANTELÉE ENTRE LA GUYANE ET RENNES

Le 20 janvier 2020, une vaste opération judiciaire coordonnée par un juge d’instruction de la JIRS de Rennes a été déclenchée en plusieurs lieux du territoire métropolitain et en Guyane. Elle a abouti au placement en garde à vue de 29 individus dont plusieurs femmes. “Cette opération d’ampleur a mobilisé près de 300 militaires de la gendarmerie nationale. Elle a permis d’interpeller des personnes soupçonnées d’appartenir à une organisation internationale d’importation de produits stupéfiants (cocaïne)”, précise le Procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc.

Agissant en Guyane et en métropole, cette organisation criminelle disposait notamment de relais en Ille-et-Vilaine et dans les Hauts de France. “L’activité d’importation de produits stupéfiants consistait principalement dans le recrutement de ressortissants français comme du Suriname, le transport in-corpore ou dans des caches aménagées dans les vêtements, l’acheminement par voie aérienne de ces “mules” et la commercialisation, notamment à Rennes, de la cocaïne reconditionnée. Sur une période d’un an, il est estimé une importation hebdomadaire de 3 à 5 kg de cocaïne.”

A l’occasion de l’opération coordonnée menée en début de semaine, 29 personnes ont donc été interpellées en Guyane ainsi qu’à Rennes et dans les Hauts de France.Il a en outre été procédé à des saisies de numéraire (100 000 €) et de plus de 4 kg de cocaïne. A l’issue de leur garde à vue, 13 personnes ont été remises en liberté, tandis que 13 autres mis en cause (dont deux femmes) ont été mis en examen par le magistrat instructeur des chefs d’acquisition, détention, transport, offre ou cession de stupéfiants, importation en bande organisée de stupéfiants et participation à une association de malfaiteurs (qualification faisant encourir une peine de 30 années de réclusion criminelle). Tous ont été placés en détention provisoire dans l’attente de la poursuite des investigations.

En outre, 3 mis en cause interpellés en Guyane ont été eux aussi placés provisoirement en détention à Cayenne en attendant leur transfert en métropole et leur présentation au juge d’instruction en charge de l’affaire. “Au total, sur les 16 personnes mises en examen et écrouées, 6 sont de nationalité surinamienne, 1 camerounaise et 9 française. Au bénéfice d’une parfaite coordination et de la mobilisation de moyens importants par la gendarmerie nationale, sous l’autorité d’un magistrat instructeur de la JIRS de RENNES, le démantèlement quasi complet d’une filière de cette importance constitue un succès significatif dans la lutte contre l’acheminement par voie aérienne et la vente sur le territoire métropolitain de cette drogue produite dans les pays andins.”

Cette enquête a été initiée début 2019. Elle a été diligentée initialement sous la forme d’une enquête préliminaire, sous le contrôle du parquet de Rennes. Elle  s’est poursuivie pendant près de six mois sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de la Juridiction Interrégionale Spécialisée (JIRS). Une cellule nationale d’enquête constituée de la Section de Recherches de Gendarmerie de Bretagne, la Brigade des recherches de Saint Laurent du Maroni, le Groupe d’Interministériel de recherches de Guyane a permis le démantèlement complet de ce réseau criminel. “Lors de la phase opérationnelle, le Groupements de gendarmerie d’Ille-et-Vilaine, la Cellule de Régionale des Avoirs Criminels de la gendarmerie de Bretagne, le commandement de la gendarmerie pour la Guyane, l’antenne du GIGN de Cayenne ont également contribué au succès de cette opération”.

Crédit : Gendarmerie d’Ille-et-Vilaine. 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

Laisser un commentaire