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VIOLENCES CONJUGALES : IL Y AVAIT DES TRACES DE SANG PARTOUT DANS L’APPARTEMENT

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L’affaire aurait pu se terminer bien plus mal. En janvier dernier, un jeune homme âgé de 22 ans est condamné pour des violences habituelles sur sa compagne. Malgré son interdiction de rentrer en contact avec elle, il se rend chez elle en état d’ivresse avancé le dimanche 16 octobre dernier, après l’avoir appelée 28 fois au téléphone. 

Une fois arrivé chez elle, l’individu la frappe une centaine de fois, l’insulte et la menace de mort. Après l’intervention vaine de voisins, il rattrape son souffre-douleur par les cheveux. Il la traîne dans le logement avant de reprendre les violences qui s’arrêteront uniquement grâce à l’arrivée de la police. La jeune fille se verra attribuer 21 jours d’ITT avec de multiples fractures au visage. « Des traces de sang ont été retrouvées dans toutes les pièces de l’appartement », indique Delphine Caro, avocate de la victime.

À la barre, la compagne est défigurée. « J’ai cru mourir », affirme-t-elle. Mais devant l’audience interloquée, elle dit aimer son bourreau. « Il est violent uniquement quand il a bu. » Face à elle, son compagnon reconnaît les faits, s’excuse et répond timidement aux questions des magistrats. « Je salue la jeune femme qui a tenu à être présente devant les juges, malgré son visage littéralement tuméfié », précise Philippe Astruc, procureur de la République. 

Pointant la dangerosité sociale du prévenu, le magistrat requiert 3 ans d’emprisonnement dont 18 mois assortis d’un sursis probatoire et sollicite le maintien en détention. « On est dans la complexité humaine. On est dans les limites de la dépendance affective qui ouvre le champ à ces violences extrêmes. Heureusement, la police par son intervention l’a sauvée, car chaque minute comptait. Je tiens d’ailleurs à rappeler que chaque jour, la police secourt des vies. »

Le tribunal condamne le prévenu à la peine de 30 mois d’emprisonnement dont 15 mois assortis d’un sursis probatoire pendant 2 ans. Il prononce un maintien en détention. Le jeune homme dormira en prison, dès ce soir.

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jean-christophe collet

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