CECI EST UN TEST 1
Actualités

AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS : PLUS D’ŒUVRE SUR LA FAÇADE

test2

L’œuvre Linéa d’Anne-Flore Cabanis n’est plus sur la façade du Musée des Beaux-Arts de Rennes. “La décision a été prise en accord avec l’artiste”, note la chargée de communication du lieu. “Durant le confinement, un élément de l’œuvre s’est détaché provoquant quelques dégâts matériels mais aucun préjudice pour les passants. Nous avons étudié la possibilité d’une restauration, mais faire retendre toute la structure, aurait été trop coûteux.  En discutant avec l’artiste qui elle-même a noté une altération de la couleur, nous avons préféré que l’œuvre soit retirée plutôt que de la laisser se détériorer à quelques mois de l’échéance convenue initialement.”

Comme cette œuvre a marqué l’histoire récente des lieux, le Musée trouvait opportun de “laisser une trace pérenne de l’artiste” dans ses collections. il a décidé d’acheter un de ses dessins (sur le même thème de la ligne), intitulé Rouge à jaune, 2013 (Encres de couleur sur papier). C’est le clap de fin d’une histoire qui avait commencé à une époque où l’ex-directrice, Anne Dary, voulait une oeuvre pour éclairer sa façade austère du XIXe siècle.

Un signal fort

L’oeuvre d’Anne-Flore Cabanis devait être originellement installée en septembre 2017. Mais finalement, elle fut posée un an plus tard, en novembre 2018. D’après nos infos de l’époque, l’artiste avait demandé une rallonge budgétaire au regard de son travail, occasionnant quelques négociations et donc quelques retards avec la direction du Musée des Beaux-Arts.

 

Cette oeuvre devait être un signal fort pour repérer le monument, situé quai Emile Zola, en centre-ville de Rennes. Elle était le fruit d’une commande publique, lancée en septembre 2016 par Anne Dary et du choix d’un jury constitué de six personnes (deux élus rennais, le conseiller aux arts plastiques de la Drac, la directrice de la culture de la Ville, la directrice du musée, un conservateur du musée)

Pour acquérir l’oeuvre, la ville avait fait appel notamment à des mécènes qui avaient donné 18 000 euros des 23 000 euros. “Ce projet nous a plu car c’est une création originale, visible, même de nuit grâce à des leds. Il correspond également à la politique du musée qui fait dialoguer l’art contemporain et les œuvres anciennes”, avait expliqué un proche du dossier dans les colonnes d’un journal local.

L’œuvre devait être installée pour une durée minimum de trois ans. 78 % des coûts (œuvre et installation) ont été pris en charge par le mécénat grâce au Fonds de dotation de Rennes, Ville et Métropole de Culture. L’opération a bénéficié du mécénat de compétence de l’entreprise SFCM à Cesson-Sévigné. Les interventions d’Anne-Flore Cabanis jouent avec l’architecture de lieux privés ou publics. Elles révèlent leur présence de mouvements.  Ses projets l’ont récemment amenée à intervenir dans différents lieux comme le Centquatre à Paris, dans un collège d’Aubervilliers (93), à la gare de Metz, à la Filature (scène nationale de Mulhouse) et à l’étranger dans la ville de Taipei, Taïwan. Anne-Flore Cabanis vit et travaille à Paris.

 

 

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

Pour tout contact. 06 75 37 16 66

Laisser un commentaire