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PAS LE DROIT AUX SUBVENTIONS, LE RESTAURATEUR VEUT METTRE LES PIEDS DANS LE PLAT

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Son restaurant ouvert en octobre 2020, Grissia Rochdi a été obligé de fermer quinze jours après. Comme tous, il a espéré une aide de l’État. “Je la souhaitais pour faire face aux dépenses de mon restaurant (loyers…)”, explique-t-il. “Mon expert-comptable et moi-même étions confiants. Nous pensions entrer dans le cadre.” Mais mauvaise surprise, il n’est pas concerné par le soutien étatique tout simplement parce qu’il a commencé son activité en octobre… “Si j’avais ouvert plus tôt, en août, j’aurais été concerné ! Aujourd’hui, je n’ai le droit à rien. Je ne peux même pas prétendre à un prêt garanti par l’État, malgré un début de mon activité.”

Comme si cela ne suffisait pas, Grissia a des rappels de loyers de son propriétaire. “Je pourrais faire de la vente à emporter”, ajoute-t-il. “Mais comme je suis nouveau dans mon quartier, personne ne me connait. Je ne préfère pas m’investir et investir dans les charges de personnel.” Devant cette situation, il ne sait plus comment faire. “Je veux juste comprendre pourquoi des restaurants créés au début du mois d’octobre ne sont pas concernés par les aides de l’État. On devait être au contraire les premiers soutenus puisque nous avons fait beaucoup d’investissement. Franchement, je suis un peu mal !” A Rennes, son restaurant tunisien est installé rue Saint-Georges. “Il est le fruit de galère, d’années de haut et de bas. Il m’a pris beaucoup de temps dans la recherche de la déco, de la cuisine et mon rêve est aujourd’hui brisé.”

 

La phrase du jour : “si vous n’aviez pas les reins solides, il ne fallait pas ouvrir”, lui a dit un personnel de la mairie de Rennes alors qu’il tentait d’entrer en contact avec l’élu en charge du commerce. “Cette phrase a été comme un coup de poignard”, ajoute Grissia. 

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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