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NUIT DE VIOLENCES AU BLOSNE : LES POLICIERS NE SONT PAS SURPRIS

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“Nous sommes dans une escalade normale de la violence”,  explique Frédéric Gallet, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale, suite aux évènements du Blosne (tirs de feux d’artifice) survenus samedi dernier. “Nous ne sommes pas surpris. Nous nous y attendions depuis les tirs de mortiers sur le commissariat de Champigny-sur-Marne.” 

Comme beaucoup de policiers, le représentant ne comprend pas où ces jeunes se fournissent en matériel. “Normalement, ces engins sont interdits à la vente et ne peuvent être utilisés, surtout en période de confinement.” Mais plus que jamais, Frédéric Gallet pointe du doigt leur utilisation. “Ils sont faits pour être tirés dans le ciel et non sur les policiers !” Et d’ajouter : “si vous les prenez en pleine tête, vous êtes mort. Car entre un tir d’arme automatique et un mortier à 10 15 m, franchement, c’est la même chose”, explique-t-il.

Depuis quatre ou cinq ans, le phénomène perdure lors de la nuit d’Halloween à Rennes et dans d’autres villes de France. “Mais avec la Covid-19 et les attentats (surveillance des lieux de culte), cela devient compliqué ! Nous sommes face à des gens très déterminés.” Devant ces tirs tendus de feux d’artifices, les policiers ont peur de la bévue. “Si vous utilisez votre arme en état de légitime défense et si vous tuez un mineur, vous imaginez le drame. On risquerait de mettre le feu à la cité ! Heureusement que mes collègues gèrent cela avec sang-froid.”

Aujourd’hui, les policiers sont inquiets. “Les armes sont là ! Dans le quartier de Maurepas, nous avons eu des coups de feu comme à Montpellier. La sécurité doit être l’affaire de tous, car malheureusement ceux qui en pâtissent sont les habitants des cités.” Dimanche soir, les pompiers du Blosne ont été “caillassés” et insultés par un groupe d’individus. 

 

La phrase du jour : “Là où il y a des tirs de mortiers, il y a des points de deal”, convient un policier. “On est démunis face à la violence parce que la loi n’est pas forcément de notre côté.”

 

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jean-christophe collet

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