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mercredi 20 mai 2026
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il menace des vigiles d’une boite de nuit avec une lame

À l’aube, devant les discothèques rennaises, la tension peut parfois monter d’un cran. Le 6 avril 2026, vers 6 h du matin, devant le Mango, une discothèque rennaise connue pour ses soirées aux sonorités caribéennes et africaines, une altercation a dégénéré entre les services de sécurité et un client. Selon les éléments évoqués à l’audience de ce 20 mai devant le tribunal correctionnel, l’homme, fortement alcoolisé, aurait importuné une jeune femme à l’intérieur de l’établissement, avant que deux agents de sécurité lui demandent de déguerpir.

Après s’être rendu dans un véhicule, l’individu revient sur place. Muni d’une feuille de boucher, il  frappe avec son arme les barrières situées à l’entrée de l’établissement tout en proférant des menaces envers les videurs. « Je vais revenir avec un pétard, je vais tous vous tuer », aurait-il lancé. Au passage, il mime des gestes d’étranglement et d’égorgement en direction des vigiles.

Devant la violence de la scène, plusieurs personnes s’éloignent tandis que les agents de sécurité maintiennent les clients à distance et filment les faits avec leurs téléphones. Jugé ce mercredi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Rennes pour violences avec arme, le prévenu, en état de récidive légale, a reconnu une partie des faits tout en minimisant son intention.

Devant les magistrats, le prévenu évoque une forte alcoolisation ce soir-là. «J’ai été provoqué puis frappé par un agent de sécurité», indique-t-il.  Âgé de 28 ans, l’homme compte déjà neuf mentions à son casier judiciaire, principalement liées à des affaires de stupéfiants. Il était sorti de prison en décembre 2025. Devant une telle agression, le parquet a requis huit mois d’emprisonnement ferme, assortis d’une interdiction de paraître à Rennes pendant deux ans.

De l’autre côté de la barre, l’avocate de la défense a demandé une requalification des faits en menaces avec arme, estimant notamment qu’aucun coup n’avait été porté directement aux victimes. Après délibéré, le tribunal a condamné le prévenu à dix mois d’emprisonnement, dont cinq mois assortis d’un sursis probatoire, sans maintien en détention. Il lui est également interdit de détenir une arme pendant cinq ans. Le prévenu devra verser 800 euros de dommages et intérêts à l’une des victimes au titre du préjudice moral.

 

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