En juin 2024, de nombreux commerçants du centre-ville avaient déjà sorti les planches de bois pour protéger leurs vitrines face à la menace de débordements (voir notre article : Rennes se barricade). « Nous préférons prévenir plutôt que guérir », confiait alors un agent immobilier. «Après chaque casse, ma franchise explose et reste à ma charge. Pendant ce temps, mes employés travaillent dans le noir, parfois durant des semaines.» Un an plus tard, rebelote. Le blocage annoncé ce mardi 10 septembre a poussé les commerçants à reprendre les mêmes réflexes. Dès le matin, agents immobiliers, assureurs et autres professionnels ont recouvert leurs vitrines de panneaux de bois pour limiter la casse. Dans les rues du centre, les devantures disparaissaient derrière des planches, ultime rempart contre de nouvelles dégradations. « Nous sommes les dindons de la farce », déplorait l’un d’eux. Dans deux jours, des actions de blocages sont programmés dans la toute la France. Mais encore difficile de connaître aujourd’hui l’ampleur du mouvement. «Les sons de cloche sont différents,», expliquait une source policière.


