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L’ÉMOTION D’UNE AMIE D’ALEXIA

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Le suicide d’Alexia, étudiante d’une filière prestigieuse de la faculté de Droit, a provoqué un vif émoi dans la capitale bretonne et en France. Face à un tel drame, les mots sont parfois difficiles. Une de ses amies, en “prépa” à Dijon avec elle durant deux ans, Athénaïs, a pris la plume. Aujourd’hui étudiante en psychologie, elle rend hommage à Alexia et met en avant le “mal-être étudiant”.

“Alexia était mon amie, une fille pétillante, radieuse, à l’écoute, qui ne pouvait que vous donner le sourire”, écrit-elle. “Peu importe vos problèmes, elle était toujours présente pour vous épauler et vous montrer son soutien infaillible. Malheureusement, ce n’est pas le cas de tout le monde. C’est pourquoi aujourd’hui nous ne pouvons que nous interroger sur la responsabilité du Magistère Juriste d’affaires franco-britannique et à la fac de Rennes pour ne pas avoir soutenu Alexia lorsqu’elle en avait le plus besoin et en lui répondant : “si cela ne va pas, rentrez chez vous et revenez en septembre prochain” alors qu’elle lançait un appel à l’aide.”

Qu’attendons-nous pour réagir et changer le système ?

Bien évidemment, certains se “permettront de se demander” le rôle tenu par ses parents, par ses amis et par toute personne proche d’elle, poursuit-elle. “Mais sachez une chose, Alexia elle-même me l’a dit quelques jours avant son décès : elle était très bien entourée. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était réussir dans la formation dont elle rêvait, malheureusement cette même formation l’a fait douter d’elle et l’a fait sombrer.”

“À ceux affirmant qu’elle n’aurait pas dû s’engager dans cette voie, qu’elle n’avait pas les épaules pour supporter une telle pression, ajoute-t-elle, pourquoi faire reposer son acte uniquement sur elle en innocentant d’office les établissements qui ont pourtant voulu passer sous silence son histoire pour ne pas entacher leur réputation ? Travailler 65 à 75h par semaine n’est pas humain et nous justifierons cela par quoi ? Par le fait  de ne sélectionner que les meilleurs, ce qui en l’occurrence ne reviendrait qu’à choisir les plus “résistants” à la pression et pas forcément les plus compétents et méritants ?”, se demande-t-elle.

“Parce que oui Alexia avait un bel avenir devant elle, elle avait tout pour réussir et de grandes choses à apporter au monde, mais elle est tombée dans un milieu incapable de compatir à sa situation, la plongeant d’autant plus dans la solitude et le désespoir. Voyez-vous, près d’un mois après son suicide, la colère ne retombe pas et mon amie me manque tous les jours. Or je me pose une question : qu’attendons-nous pour réagir et changer le système ? Les établissements de l’enseignement supérieur sont-ils obligés d’attendre plus d’histoires comme celle-ci avant de réagir et de reconnaître l’existence du mal-être étudiant ?” 

Et d’inviter à la compassion : “Écoutez vos proches, soyez présents pour eux. Si vous connaissez une personne en détresse, ne la laissez pas seule et essayez de l’accompagner du mieux que vous le pouvez, et si possible à plusieurs pour ne pas être seul face à cette terrible situation. Si vous vous sentez déprimé, en train de chuter du haut d’une falaise, sachez qu’il y aura toujours une main tendue pour vous aider tant vos proches que des spécialistes tels que des psychologues, des psychiatres, des lignes d’écoute, mais surtout ne perdez pas espoir malgré ces temps compliqués.”

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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