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“JE NE TOUCHE PLUS DE SALAIRE CAR JE N’AI PLUS D’ACTIVITÉ”

Ecrit par Edwin Le Rouzic
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Agent immobilier indépendant, Olivier Carn voit son activité totalement à l’arrêt à l’heure des confinements. Plus de salaire, des aides aléatoires, de la concurrence déloyale. Entretien.

Quelle est votre activité ? Comment s’organise votre journée type ?

Je suis agent commercial indépendant dans une agence immobilière. Le matin, je vais à l’agence pour rencontrer mes collègues, échanger sur les biens, faire une veille sur notre marché, voir ce qui est en vente, faire un point sur le travail administratif et organiser les visites. L’après-midi, je vais sur le terrain pour de la prospection et des visites.

Quel a été l’impact du premier confinement sur votre activité ?

Un arrêt total de mon métier, je n’ai plus de possibilité de prospecter ou de vendre. 

Le deuxième…

Le marché est en attente. Nos clients attendent pour vendre, pour acheter ou  ne souhaitent plus acheter.

Et pour vous ?

Quand je vends un bien, je suis payé trois mois après, au moment de l’acte authentique auprès du notaire. Donc pendant le premier confinement, je n’étais pas impacté mais les trois mois qui ont suivi, je n’ai rien touché.

Avez-vous perçu ou percevez-vous des aides de l’Etat ?

Lors du premier confinement, j’ai reçu 1500 euros trois fois au regard du chiffre d’affaires réalisé l’année précédente sur la même période.

Pouvez-vous bénéficier du Prêt Garanti par l’Etat ? Si oui, en avez-vous fait la demande ?

Oui je peux bénéficier du Prêt garanti par l’État, j’en ai fait la demande, ça m’a bien aidé à payer mes charges.

Comprenez-vous les mesures de confinement prises par le gouvernement ?

Je les comprends. Il n’y a pas de bonne solution et il fallait en prendre une. Elle a été prise. Ce que je ne comprends pas, c’est que les offices publics HLM peuvent continuer à faire des visites alors que nous non ! C’est pour moi le même métier…. Pour plus de cohérence, il faudrait tout accepter ou tout refuser.

Et avec les autres agences privées…

Moi, je respecte le confinement mais certains agents immobiliers ne le respectent pas et continuent de faire des visites. Du coup, ceux qui sont honnêtes se font avoir ! Cela crée une concurrence déloyale.

Quel va être l’impact de ce deuxième confinement pour vous ?

On est trois mois après août et je n’ai rien vendu ce mois-là. L’année précédente, je n’avais rien cédé non plus donc je n’ai pas bénéficié de l’aide de 1500 euros, ce mois-ci. Les dossiers en cours continuent mais je sais très bien qu’en février, je n’aurais pas de salaire vu que je n’aurais rien vendu durant ce mois de novembre.

Que faites-vous pour vous occuper ?

Je rappelle mes clients au téléphone, j’essaye de prospecter mais le mot d’ordre reste toujours le même : attendre la fin du confinement et voir ce qu’il va se passer tant pour les acheteurs que pour les vendeurs.

Si vous aviez un message à faire passer au gouvernement, lequel serait-il ?

Nous respections les gestes barrières, nous disposions du gel, des masques. Nous ouvrions la porte aux clients. On a été punis au même titre que ceux qui ne les respectaient pas. Je comprends la décision globale mais je pense qu’il faudrait aussi nous faire confiance. On aurait pu instaurer un quota de visites par jour par exemple. Il y avait quand même moyen de faire notre travail sans l’annuler totalement. Se sentir entreprise non nécessaire, ce n’est pas non plus très agréable à entendre.

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Edwin Le Rouzic

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