L’homme âgé de 44 ans se trouvait souvent au même endroit que son ex-compagne, sans raison particulière. Depuis leur séparation, à la mi-novembre, elle l’avait vu dix-sept fois…. Intriguée, importunée, elle décide de déposer une plainte auprès de la brigade de gendarmerie de Mordelles (35).
Au cours de leurs investigations, les gendarmes repèrent deux balises GPS déposées par le suspect qui lui permettait de suivre le véhicule de la victime au moyen de son téléphone. Le mis en cause, déjà condamné pour des harcèlements par conjoint et violences par conjoint sur d’autres victimes et faisant en outre l’objet d’une mesure de condamnation avec sursis, reconnaissait les faits au cours d’une garde à vue.
« L’homme a précisé avoir posé les balises en septembre très rapidement après leur rencontre en août », explique Philippe Astruc, procureur de la République. Il a été présenté en comparution immédiate pour harcèlement par conjoint, détournement d’un dispositif de sécurité ou de marquage pour localiser à distance un véhicule non signalé volé. Circonstance aggravante, il a mis en danger la vie d’autrui, l’une de ses balises étant posée de manière à entraver le bon fonctionnement du véhicule.
A l’issue de l’audience, le suspect était placé en détention provisoire dans l’attente d’un jugement sur le fond devant intervenir le 30 décembre 2020. « Le degré de contrôle qu’exerce, notamment au moyen de logiciels espions ou de balises, une personne sur sa compagne ou ex compagne constitue un indicateur de dangerosité très important. Une attention particulière est désormais portée à cet aspect dans les enquêtes diligentées en matière de violences conjugales. »