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DANS SA MAISON, C’ÉTAIT LA VIE DE “CHÂTEAU” POUR L’ANCIEN MAIRE

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Au 128 avenue Sergent Maginot, l’association Comptoir du Doc occupe une belle maison bourgeoise (propriété de la ville). Mais peu savent qu’elle fut le domicile d’un maire rennais, François Château (né le 25 septembre 1886, à Lavau-sur-Loire et mort à Rennes, le 5 février 1965). Depuis peu, Philippe Bohuon, guide assermenté de Destination Rennes, en fait visiter les moindres recoins et en conte avec soin l’histoire. 

Mosaïque Odorico.

Derrière cette façade en granite et en grès, sous la toiture en tuile et les somptueux épis de faîtage en terre cuite, l’entrepreneur rennais aux 160 ouvriers s’est créé un nid douillet avec sa femme. Pour le décorer, l’ancien compagnon du Devoir a fait confiance à ses amis artistes, le mosaïste Isidore Odorico et le peintre Louis Garin. « Cette maison abrita jusqu’à 140 toiles, comme celles de Mathurin Méheut », explique Philippe Bohuon. « Cette collection fut léguée au Musée des Beaux-Arts de Rennes. » 

À l’intérieur, le vestibule cache une magnifique mosaïque où s’entremêlent les initiales de madame Château. Il donne sur deux pièces aux cheminées en pierre et aux peintures murales. L’une de ces œuvres, signée Louis Garin, représente un retour de pêche tandis que la seconde évoque les quatre saisons. À l’étage, changement de décor des artistes en résidence occupent parfois les lieux. « C’est notre petit palais Médicis, » ironise un Rennais.

Une peinture murale de Louis Garin.

A l’extérieur, dans son jardin croquignolet (avec croix religieuse et fontaine en pierre), François Château a construit un abri anti-bombes durant la Seconde-Guerre Mondiale où il fut un maire actif. Hostile aux Allemands, il tenta de ne pas répondre à leurs demandes, fournissant sans doute des renseignements à la résistance. Après la Guerre, François Chateau poursuivit l’activité de son entreprise. « Il s’investit dans de nombreux groupements professionnels, comme le syndicat général des carrières et matériaux de Bretagne, dont il est le président », explique le magazine, Place Publique, aujourd’hui disparu. « C’est pour son action dans cette institution qu’il est promu par le ministre des Travaux publics, officier de la Légion d’honneur, le 6 août 1955. » Pour les visites : https://www.tourisme-rennes.com/fr/ 

L’abri anti-bombes.

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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