CECI EST UN TEST 1
Actualités Archives

CONTRE LE MANQUE DE MOYENS : LES POULETS NE VEULENT PLUS ÊTRE LES DINDONS DE LA FARCE

test2

Ce mercredi 26 octobre 2016, devant l’hôtel de police de la capitale bretonne, il est tout seul avec un vieux casque de policier, un vieux sifflet en bandoulière et des lunettes de soleil. Seul face à l’Etat, au ministère de l’intérieur. Pour seule arme, il a écrit quelques mots contre la “chienlit”, contre les bandits et contre les blessés dans les rangs de la police. Il a écrit quelques mots pour demander plus de moyens et de respect. 

En quelques phrases, ce policier résume la pensée de ses collègues. “On n’en peut plus”, ajoute un de ses camarades. “Pas plus tard que ce week-end, place Sainte-Anne,  deux Roumains ont agressé deux policiers de la BAC. Ils s’en sortent uniquement avec quelques centaines d’euros d’amende. Comment voulez-vous motiver les troupes ! La justice est bien trop laxiste et l’Etat bien pingre.” Las, les policiers rennais sortent de leur silence. “Au Blosne, nos collègues n’en peuvent plus. En dix ans, ils sont passés du règlement des conflits au simple enregistrement !” 

Contre cette situation, les policiers rennais ne veulent pas céder. “On continuera notre mouvement tant que l’on n’aura pas obtenu des garanties du Gouvernement.” Un message que veut relayer Bertrand Plouvier, leader de l’opposition municipale de droite. “À Rennes, des moyens supplémentaires ont été promis par le ministre de l’Intérieur après les violentes manifestations du printemps dernier. Mais sur les 66 policiers supplémentaires annoncés, seulement une quinzaine sont effectivement arrivés ce mois-ci, c’est insuffisant.”

                                                                       Des mesures jugées insuffisantes !

“Au manque de moyens s’ajoute le manque d’autorité de nos dirigeants actuels”, ajoute-t-il. À Rennes comme au plus haut niveau de l’État, il est plus que nécessaire de changer de politique et e soutenir nos forces de l’ordre. Il devient trop facile de dénoncer les baisses d’effectifs engagées par le droite quand nous savons que la gauche dirige le pays depuis bientôt 5 ans.” Un sentiment que ne partage pas évidemment Nathalie Appéré, maire PS de Rennes : dans ce contexte, la suppression de 13 000 postes de policiers et de gendarmes, opérée par la droite avant 2012, se fait évidemment cruellement sentir.”

En soutien du Gouvernement actuel, Nathalie Appéré met en avant la création “de 9000 postes de policiers supplémentaires, qui viennent progressivement renforcer les effectifs. C’est une réponse forte et nécessaire, comme le seront les mesures d’accompagnement qui seront issues de la concertation nationale en cours.” Mais en attendant, elle tient à mettre en avant les mesures prises localement. “À Rennes, je me suis mobilisée, avec le Préfet, en lien constant avec le Ministre de l’Intérieur, pour que des renforts de policiers nationaux soient affectés à notre ville. Après la création d’une Zone de sécurité prioritaire au Blosne, j’ai obtenu en 2015 la création de 8 postes de policiers supplémentaires pour le quartier de Villejean. Ils interviennent en coordination et en complémentarité avec nos policiers municipaux, dont les missions d’îlotage et de tranquillité publique ont été réaffirmées et renforcées, et dont je salue l’engagement. Enfin, les annonces faites par le Ministre de l’Intérieur en mai dernier se sont notamment traduites par la création d’une Compagnie d’intervention au commissariat central de Rennes.” Visiblement, ces mesures ne suffisent pas pour les policiers !

20161026_120937

Policiers en grève devant l’hôtel de Police de Rennes !

img_5662

Policiers en grève même dans les petites villes ! Ici Granville, dans la Manche. 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

Laisser un commentaire