Le 18 janvier 2026, à Cesson, une jeune femme s’apprête à commencer sa journée de travail dans un restaurant. À 7 heures du matin, elle est violée par un homme sous la menace de deux armes (un couteau et un taser), qui lui vole en outre son téléphone portable. Immédiatement, le parquet de Rennes ouvre une enquête confiée aux enquêteurs de la Division de la criminalité territoriale, qui relèvent un fait notable. « L’individu avait suivi la plaignante sur plusieurs kilomètres à vélo avant de commettre les faits », explique le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet.
Comme à l’accoutumée, les images de vidéosurveillance sont exploitées et des analyses téléphoniques et génétiques sont menées. « L’ensemble des moyens d’enquête nécessaires a été engagé dès l’ouverture de la procédure », précise Frédéric Teillet. Quelques jours plus tard, le 25 janvier 2026, une seconde jeune femme vit le même scénario. Rentrant chez elle après une soirée entre amis, elle est suivie depuis le centre-ville par un individu veillant à ne pas la dépasser. Arrivée au bas de son domicile, dans le quartier de Cleunay, l’homme lui intime de se baisser sous la menace d’un taser et d’une arme blanche, lui annonçant clairement son intention de la violer, avant de lui prendre son téléphone. « Devant la résistance de la plaignante, l’auteur a finalement quitté les lieux », indique le procureur.
Le 26 janvier 2026, les hommes de la brigade anticriminalité de Rennes, particulièrement sensibilisés à ce mode opératoire et au signalement diffusé, interpellent un homme circulant à vélo vers 5 heures du matin dans le centre-ville. « Il correspondait en tout point à la description donnée par les deux victimes », souligne Frédéric Teillet. Un taser a été retrouvé lors de cette interpellation, susceptible de correspondre à l’arme utilisée lors des faits.
Parmi les investigations menées, l’analyse génétique a permis d’établir que l’ADN de l’individu placé en garde à vue correspondait au profil génétique retrouvé sur la victime du viol du 18 janvier. Au cours de ses auditions, il a reconnu l’intégralité des faits. « Les éléments scientifiques recueillis ont confirmé son implication », précise le procureur de la République.
L’intéressé, dont le casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation, a été déféré devant un juge d’instruction sur instruction du parquet de Rennes. Il a été mis en examen pour viol commis avec usage ou menace d’une arme, tentative de viol commis avec usage ou menace d’une arme, et deux extorsions avec arme. « Il a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet », conclut Frédéric Teillet.


