maroquinerie Rennes

CECI EST UN TEST 1
Actualités Sport

TOUR DE FRANCE : LA MAIRE VEUT ASSUMER SEULE !

test2

La municipalité de Rennes ne veut pas du départ de Tour de France. Dans une longue interview accordée au journal local Ouest-France ce matin, la maire Nathalie Appéré (PS) persiste et signe. “C’est ma décision et je l’assume”, martèle-t-elle. “Je comprends que cela ait pu faire débat, parmi les amateurs du cyclisme et sans doute bien au-delà. Je le comprends d’autant mieux que je suis de ceux qui vibrent depuis l’enfance pour le Tour de France.”

Nathalie Appéré se place en leader…

En prenant cette décision “en conscience”, la maire se place en leader de sa majorité plurielle. Elle a décidé seule et non au regard des positions environnementales de ses alliés écologistes (ce qui n’est pas très sympa pour ses amis !). “C’est le contexte de calendrier et financier qui a pesé dans une décision que je veux assumer personnellement et que je reprendrais de la même manière aujourd’hui, malgré des débats qui ont pu être violents, sinon injurieux à la lecture de certaines prises de position.”

Face aux retombées médiatiques et économiques du Tour, la maire de Rennes privilégie le “long terme” de ses actions municipales. “Il y a le côté one-shot des retombées évènementielles et puis il y a l’accompagnement sur la durée (…) Une centaine d’entreprises ont déjà été accompagnées pour près de deux millions d’euros”, explique-t-elle oubliant au passage que le Tour de France procure de la trésorerie et non des avances remboursables, des prêts et tutti quanti… “Un jour de match de coupe du monde, on peut gagner jusqu’à 40 000 euros ! Vous imaginez un tour de France… C’est un manque à gagner certain”, confiait ce matin un tenancier de bar.

Des fêtes d’école.

Face au déferlement des critiques, Nathalie Appéré veut se placer en «”femme rationnelle” au-dessus de la mêlée. “Je préfère argumenter à froid que de répondre à chaud. C’est pourquoi je le fais aujourd’hui dans un contexte où le débat est peut-être un peu moins passionnel. On peut avoir le courage de la nuance et juger que, compte tenu de la manière dont le débat s’était enclenché début août, avoir une parole rationnelle et argumentée n’aurait peut-être pas été audible, il y avait trop de passion.”

Sa réponse, au-delà de son côté élitiste (je veux pas être dans la mêlée) est un petit bijou de communication. Elle intervient bien après la polémique. Elle se veut la parole divine. Mais personne n’est dupe. Comme personne n’est dupe des arguments de calendriers avancés par la maire. “Parce ce que le départ, c’est le 26 juin (…) On sera en pleine période d’activité, d’examens scolaires et universitaires dans un moment où on lancera la collection Pinault et où il y a de multiples évènements comme les fêtes d’écoles. (…) je ne tenais pas à ce que les retours médiatiques soient sur le grand bazar parce que l’organisation n’aurait pas été optimale du fait d’un calendrier compliqué (cela aurait été au contraire un beau challenge).” Bref, Nathalie Appéré a choisi le local (la fête des écoles) à l’image internationale du Tour. Pas certain que la position de “celle qui vibre pour le Tour de France depuis son enfance” soit comprise de la plupart des Rennais.

 

Un choix entre socialistes. “J’ai proposé au président de Région, Loïg Chesnais-Girard, et avant même que la candidature de la Bretagne ne soit retenue, que Rennes puisse être ville d’accueil d’une arrivée ou d’un départ d’étape, comme en 2015.” En clair, les socialistes bretons se sont peut-être partagés les étapes. “A toi (Brest), le départ, à moi éventuellement, une étape”, aurait dit en substance la maire au président de Région négociateur en chef avec les organisateurs du Tour. “Je vais avoir trop à faire avec l’inauguration du métro et ma collection Pinault !”

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

Laisser un commentaire