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NOTRE-DAME DES LANDES : C’EST FINI !

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Durant plus de cinquante ans, les opposants et les partisans de l’aéroport de Notre-Dame des Landes se crêpaient le chignon ! Ce mercredi 17 janvier 2018, le Premier Ministre, Edouard Philippe, a mis fin à la polémique en abandonnant purement et simplement le projet. Il a promis en contrepartie l’agrandissement de l’aérogare de l’aéroport de Rennes-Saint-Jacques de la Lande.

“Nous regrettons cette décision, expliquent dans un communiqué commun publié sur le site de Rennes Métropole, Nathalie Appéré, maire de Rennes et Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole, qui ne tient pas compte du vote majoritaire des habitants de Loire-Atlantique, de la position constante des collectivités.” Tous deux prennent acte. “Nous voulons désormais du gouvernement des engagements forts pour accompagner le développement économique du Grand Ouest, renforcer son accessibilité et faciliter la mobilité de ses habitants. Plus que jamais, la métropole rennaise reste engagée et mobilisée sur ces enjeux majeurs.”

A droite, la déception est la même. “Le Grand Ouest, ainsi que la Bretagne, ne bénéficiera pas d’un aéroport entre Rennes et Nantes pour absorber l’inéluctable augmentation du trafic aérien”, confie Bertrand Plouvier, représentant rennais de l’opposition. “Ce projet d’aéroport n’était pas simplement un projet d’infrastructure. Il s’agissait également d’un projet urbain favorisant le rapprochement de notre territoire métropolitain à celui de Nantes.”

“Il faut maintenant regarder l’avenir”, confie l’élu de droite. “Rennes Métropole, la région Bretagne et la CCI de Rennes doivent ensemble ouvrir une nouvelle réflexion concernant l’avenir prometteur de l’aéroport de Rennes Saint-Jacques. Celui-ci bénéficie d’une situation privilégiée, à proximité immédiate du centre-ville de Rennes et surtout du terminus de la future ligne b du métro (4 km)”, ajoute-t-il.

Dans un futur proche, Rennes Saint-Jacques doit être “à quelques minutes du centre-ville par le métro et un système de navettes innovantes, pourquoi pas autonomes, vectrices de l’image de “smart-city” que nous voulons donner de notre métropole. Dans un futur plus lointain, Rennes Métropole doit rapidement lancer une étude pour prolonger la ligne B du métro jusqu’à l’aérogare via le quartier de la Morinais (>3000 logements) et la ZA Airlande.”

En guise de compensation, le Premier Ministre a promis l’extension de Nantes Atlantique et le renforcement de Rennes-Saint-Jacques de la Lande. Il s’engage à garantir depuis Brest, Nantes, Rennes des liaisons faciles et rapides avec le reste de l’Europe. “Nous accompagnerons le développement de Rennes Saint-Jacques, en commençant par l’agrandissement de l’aérogare de Rennes”, a-t-il annoncé. “Nous travaillerons avec la Région Bretagne pour permettre cet agrandissement, si la Région le souhaite.”

Pour faciliter la mobilité, le Premier Ministre prévoit de mettre en place des liaisons rapides vers les hubs long-courriers internationaux, notamment par les voies ferrées. Mais qu’en sera-t-il des dessertes aériennes depuis Rennes Saint-Jacques (700 000 passagers) vers les grands aéroports ? Depuis quelques années, de nombreuses compagnies ont déjà ouvert de nombreuses liaisons aériennes des grandes capitales de la province française (Nantes, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille) vers les plus grandes villes européennes. On aurait aimé quelques grandes annonces !

La polémique : l’évacuation de la ZAD : Les Zadistes ont promis de rester sur place. Ce qui n’est pas du goût du Premier Ministre qui a demandé leur départ d’ici le printemps. A Rennes, le souvenir de manifestations violentes fait craindre le pire…”Rennes ne doit pas revivre la situation du premier semestre 2016 dans laquelle le centre-ville était régulièrement à feu et à sang privant de nombreux rennais de vivre et de nombreux commerçants et artisans d’exercer librement leurs activités”, explique Bertrand Plouvier, représentant de la droite rennaise. 

La réaction des opposants : “L’avenir de ces terres agricoles et naturelles peut à présent être envisagé avec enthousiasme et sérénité. L’expérience menée sur la ZAD par ses occupants doit préfigurer un lieu vivant, serein, innovant, fédérant ses habitant·e·s autour du développement d’une agriculture durable préservant la biodiversité. L’heure est donc maintenant à la construction d’une forme juridique permettant de faire vivre un projet de territoire collectif, ambitieux et dynamique. La proposition du député européen José Bové de constituer une « société civile du bocage » est celle qui permettrait de sortir par le haut de la question de la ZAD, sans évacuation violente. Grâce à la lutte menée collectivement à Notre-Dame-des-Landes, un avenir agricole favorable à la biodiversité est possible. La transition écologique a fait un pas”, explique Morvan Le Gentil,  président du groupe écologiste à Rennes Métropole. Même satisfaction du côté des Zadistes : “il s’agit bien d’une victoire historique face à un projet d’aménagement destructeur. Nous appelons à converger largement le 10 février dans le bocage pour fêter l’abandon de l’aéroport et pour poursuivre la construction de l’avenir de la Zad.” Pour en savoir plus sur la réaction des Zadisteshttps://zad.nadir.org/spip.php?article5034

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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