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dimanche 3 mai 2026
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dans les coulisses de la réserve de la police nationale avec Vincent Lecerf

En Bretagne, et à Rennes, notamment, ils sont de plus en plus nombreux à franchir le pas. Sans être policiers de métier, ces citoyens choisissent d’endosser l’uniforme, quelques jours par mois, en intégrant la réserve opérationnelle de la police nationale. Créé récemment pour renforcer les effectifs, notamment lors de grands événements comme la Coupe du monde de rugby ou les Jeux olympiques, ce dispositif permet à des volontaires issus du civil de participer pleinement aux missions de sécurité publique. « Nous sommes habilités à porter l’arme, à intervenir sur le terrain et à assurer les mêmes missions qu’un policier, à l’exception du maintien de l’ordre », explique Vincent Lecerf 58 ans, réserviste engagé depuis 2022.

Derrière cet engagement, son parcours est déjà marqué par le sens du service. Ancien pompier volontaire, Vincent Lecerf poursuit son implication autrement. « Je revenais de l’étranger et je voulais continuer à être utile. Cette réserve se créait, et cela m’a paru évident », raconte-t-il. Mais encore faut-il passer le recrutement reposant sur une sélection exigeante : lettre de motivation, entretien devant un jury, puis formation intensive ! « Nous sommes évalués sur notre équilibre, notre capacité à exercer une autorité, et surtout notre sens des responsabilités », précise-t-il. « La formation, elle, s’articule autour de trois piliers : le maniement des armes et la sécurité, le cadre juridique (avec le code de procédure pénale) et la légitime défense. « On apprend à intervenir sans dépasser le cadre légal, à protéger et à se protéger. »

Sur le terrain, Vincent Lecerf exerce des missions multiples et parfois inattendues. Il sécurise  l’espace public, accueille du public, appuie des opérations spécifiques o. « C’est un métier d’action, avec des missions très variées. J’ai même participé à des missions d’interprétariat avec des services étrangers », confie Vincent Le Cerf. « Chaque intervention est différente, il faut savoir garder son sang-froid et rester à l’écoute. »

À raison de quatre à cinq vacations par mois, souvent le soir ou la nuit, le réserviste jongle avec lsa vie professionnelle et personnelle. « Je travaille principalement les week-ends, avec des obligations de repos strictes entre deux missions », explique-t-il. « Au début, j’étais très engagé, peut-être trop. Il a fallu trouver un équilibre. » Mais pour lui, le jeu en vaut la chandelle : « C’est une expérience humaine forte, on se sent utile. » Au-delà des missions, Vla présence de réservistes issus de la société civile apporte, selon lui, un regard différent. « On est peut-être plus disponibles pour dialoguer, pour expliquer. Si on peut contribuer à recréer du lien entre la police et la population, c’est important », estime-t-il. 

Le dispositif, encore récent, connaît une montée en puissance rapide. À Rennes, ils étaient moins d’une dizaine au lancement en 2022. Ils sont aujourd’hui plusieurs dizaines, et les effectifs continuent de croître. À l’échelle nationale, l’objectif est d’atteindre des dizaines de milliers de réservistes d’ici la fin de la décennie sans condition de diplôme. Étudiants, salariés, agents administratifs ou professionnels du privé : les profils peuvent être variés. « Ce qui compte, c’est la motivation », insiste-t-il. Pour Vincent Le Cerf, cet engagement s’inscrit dans une logique plus large. l’homme est aussi juge au conseil des prud’hommes. « S’engager, c’est une manière de rester acteur de la société », résume-t-il. À Rennes comme ailleurs, la réserve de la police nationale apparaît ainsi comme une voie concrète pour passer de l’intention à l’action.

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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