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L’EXTENSION DU CENTRE D’ENTRAÎNEMENT DU STADE RENNAIS DEVIENT UN ENJEU POLITIQUE

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L’extension du centre d’entraînement du Stade Rennais fait couler beaucoup d’encre ! Lors du conseil municipal de Rennes, lundi dernier, Carole Gandon (En Marche) s’est exprimée sur le sujet. “Cette décision est une double aberration tant écologique que du point de vue de l’ambition sportive”, explique-t-elle.

La Prévalaye n’est pas un simple espace vert

Ce projet signerait la destruction irréversible d’espaces naturels et d’un patrimoine environnemental d’une richesse exceptionnelle. “La Prévalaye n’est pas un simple espace vert”, assure-t-elle. “C’est un site qui abrite une biodiversité sauvage remarquable, dernier bastion du bocage historique du pays de Rennes.” Hélas, la ville aurait initié sa dénaturation progressive depuis près de 2 ans. “Elle y a détruit les boisements et en arrachant des haies pour construire de nouveaux parkings. Elle a posé des éclairages publics, a réalisé des pistes de circulation bitumées, lesquelles sont le théâtre chaque week-end de rodéos à moto qui exaspèrent les promeneurs. Peu importe, les élus EELV applaudissent aujourd’hui des deux mains.”

Le projet serait une trahison pure et simple des engagements de campagne de la municipalité actuelle. “Il est par ailleurs en décalage total avec la promesse de démocratie participative et de dialogue avec les citoyens si souvent vantée dans les stratégies de communication de la ville, Il suffit de les écouter raconter la mise en œuvre du comité de gestion pour comprendre à quel point ils se sentent méprisés. Ce projet n’est pas non plus satisfaisant du point de vue de l’ambition sportive, ensuite, puisque nous sommes là pour parler de sport de haut niveau.”

Le Stade rennais est un grand club

Aujourd’hui, Carole Gandon ne refuse pas aux Rouges et Noirs tout projet de développement. “Au contraire, le Stade Rennais est un grand club, qui mérite des infrastructures et des moyens à la hauteur de ses ambitions. Or, comment imaginer sérieusement que cette extension de 3,5 hectares suffise à son développement dans les décennies à̀ venir ? Il y a fort à̀ parier que le club sera de nouveau à̀ nouveau à l’étroit et qu’il ne décide de quitter de toute façon le site de Rennes pour réaliser ses projets.”

 Pour offrir à cet acteur sportif et économique un potentiel de développement pour l’avenir, “il faut voir grand, et chercher un espace d’environ 30 hectares, sur lequel le club pourra installer son centre de formation, son centre d’entraînement mais aussi les installations “annexes” essentielles pour le haut niveau : bureaux, salles de réunion, restaurant, installations sportives et médicales de l’effectif professionnel, des équipements outdoor de préparation physique l’objectif étant surtout de réunir l’ensemble des acteurs du club au même endroit.”

Cette nouvelle ambition permettrait “de parier sur le football féminin, le Stade Rennais étant le seul club de ligue 1 à ne pas avoir d’équipe féminine” professionnelle, faute d’infrastructures suffisantes. “Bien sûr, nous souhaitons que le Stade Rennais reste Rennais, mais ses infrastructures pourraient tout à fait s’implanter dans une autre commune de la métropole.” Plusieurs options demanderaient d’être sérieusement étudiées. “Je pense notamment au foncier existant à Bruz, sur les terrains autrefois prévus pour accueillir une Maison départementale du sport qui n’a jamais vu le jour. Les 53 hectares de la Janais, où aucun projet n’a encore vu le jour depuis les annonces de campagne, sont aussi une piste sérieuse à explorer. Enfin le site d’Open Sky pourrait aussi être envisagé. Bref, vous l’aurez compris, nous refusons d’opposer écologie et sport de haut niveau, nous voulons protéger la biodiversité et en même temps, donner au football professionnel rennais, masculin et féminin, les moyens de ses ambitions.”

Matthieu Theurier, représentant des élus écologistes, a tenu à lui répondre. “Vous nous conseillez de manger trente hectares naturels chez les copains ! Ce que vous nous demandez, c’est absolument ce que nous voulions éviter. On a estimé en revanche qu’il était important de travailler un projet s’insérant sur le site actuel. …” Premier adjoint socialiste, Marc Hervé est lui aussi intervenu dans le débat. “Le choix d’extension n’est pas celui de la ville, mais d’un club et de son actionnaire qui a décidé de relever le défi de la Prévalaye. Ce choix demande du courage politique et de dialoguer. Notre travail est de trouver des compromis entre les différentes attentes. C’est loin d’être facile.” Fin de match !

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jean-christophe collet

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