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LE CHORÉGRAPHE ET LE CO-DIRECTEUR DU CENTRE DE CHORÉGRAPHIE OUSMANE SY N’EST PLUS

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Dans la nuit de samedi à dimanche, le chorégraphe Ousmane Sy est mort à l’âge de 42 ans d’une crise cardiaque. Il co-dirigeait depuis 2019 le Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne au sein du collectif Fair(e) avec Bouside Ait Atmane, Iffra Dia, Johanna Faye, Céline Gallet, Linda Hayford, Saïdo Lehlouh, Marion Poupinet. En répétition, cette semaine, il devait ouvrir la 29e édition du Festival Suresnes Cités Danse avec One Shot.

“Ousmane Sy était un précurseur : il a réussi à imposer et faire reconnaitre la richesse de la culture  hip-hop dans la danse contemporaine. Il était une figure renommée et incontournable de la scène hip-hop internationale. Sous le pseudonyme de Babson, il avait intégré le collectif Wanted Posse dans les années 90 et remporté la “battle of the year” en 2001″, convient la maire de Rennes, Nathalie Appéré, dans un communiqué. 

Un ambassadeur majeur de la house

Ouvert à de multiples influences, Ousmane Sy s’était imposé comme un ambassadeur majeur de la house. “Sa danse incorporait aussi bien l’esthétique du football, l’esprit clubbing, que l’héritage des danses traditionnelles africaines et antillaises.” Travailleur passionné et acharné, il était pleinement investi dans la scène hip-hop et chorégraphique. “Il avait créé et participé à de nombreux collectifs, mettant son talent au service du groupe et de la transmission.”

Fondateur du collectif Paradox-sal en 2012, composé exclusivement de danseuses, il avait récemment imaginé une “création forte, intitulée Queen Blood (présenté au Théâtre National de Bretagne en janvier 2020), un succès critique qui confirmait son statut de chorégraphe majeur de la scène contemporaine. Depuis janvier 2019, il était co-directeur du CCNRB où il défendait un projet libre, original et créatif, ouvert à tous les publics et à la diversité.”

Après avoir grandi à Anthony, fils d’un réfugié politique malien, Ousmane Sy était très lié à Suresnes où il avait noué une relation avec Olivier Meyer, le directeur du théâtre.  “C’était un frère de cœur” se confie ce soir à nos confrères de France Info le directeur du Théâtre de Suresnes. “Moi le français, lui le Malien. Il restera Baba pour l’éternité”.

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jean-christophe collet

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