Dire que la sécurité est l’un des thèmes les plus traités de cette campagne municipale à Rennes n’a rien d’excessif. Réunion après réunion politique, article après article dans les journaux, le sujet s’impose comme une préoccupation majeure des habitants. Hier soir encore, 29 janvier, près de 300 Rennaises et Rennais se sont retrouvés au centre social Carrefour 18 pour une réunion publique des Insoumis, consacrée au droit à la sûreté et à la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Organisée dans le cadre de la campagne de la liste Faire mieux pour Rennes, la rencontre s’est tenue en présence de la tête de listeet candidate à la mairie Marie Mesmeur, du député Antoine Léaument, du candidat Victor Bayard et du collectif Khune, représenté par Karine Johnson. Face aux militants et de nombreux curieux, la députée Marie Mesmeur a défendu son approche politique, entre prévention et refus de la répression aveugle.
Fermement, la jeune candidate a détaillé plusieurs propositions portées par la liste : le retour d’une police de proximité et de prévention, ancrée dans les quartiers, la création d’un récépissé de contrôle d’identité pour lutter contre le délit de faciès, et une stratégie globale contre les trafics, mêlant action publique, prévention et politiques sociales. «La sûreté est un droit. Elle ne doit jamais servir de prétexte pour piétiner les libertés», a rappelé Marie Mesmeur devant une salle attentive.
«Cette soirée illustre la dynamique croissante de la liste Faire mieux pour Rennes, soutenue par La France insoumise», convient Juliette Malbois, un des porte-paroles. «Elle a apporté des réponses à la fois sérieuses, humaines et efficaces en matière de sûreté et de tranquillité publique.» La réunion intervenait le jour même d’une opération policière dans le métro de Rennes, qui a suscité une réaction très critique de la députée sur Instagram. « À Rennes, le préfet mobilise les CRS une après-midi entière pour traquer les habitants. On n’est pas aux États-Unis trumpistes, les méthodes de l’ICE n’ont rien à faire ici », a-t-elle dénoncé. Un message qui a trouvé un écho particulier lors de la réunion, plusieurs participants évoquant un discours répressif, des contrôles ciblés et des pressions policières excessives.


