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LA BARRE THOMAS : CAP SUR UNE NOUVELLE ÈRE

Rennes Infos Autrement a obtenu le dernier plan d’aménagement du site de la Barre Saint-Thomas, à l’entrée de Rennes, sur la route de Lorient (notre photo). Jadis occupée par Citroën, l’usine a compté jusqu’à 2481 salariés au temps de sa splendeur. Depuis, elle abritait les ouvriers de Standard Cooper jusqu’à ce que le consortium Lamotte-Mazureau rachète l’ensemble du site, en concertation avec la ville de Rennes et Rennes Métropole.

Cette partie de l’usine sera sauvée. 

A la Barre Thomas, le promoteur rennais conservera une partie de l’usine en « dent de scie » visible de la rocade rennaise (1) où, après réhabilitation, seront transférés de nombreux commerces et entrepôts aujourd’hui installés route de Lorient (partie 1 du plan). «Notre ancien lieu de travail ne sera pas démoli», se réjouit un ex-ouvrier. «Il ne partira pas en fumée ! Pour une fois, un promoteur a su prendre la bonne décision !

En retrait de l’usine (partie 2 du plan), Standard Cooper se recentre sur ses activités sur un bâtiment déjà existant de 7000 m2 et un second ouvrage de 12000 m2 (http://www.groupemazureau.com/livraison-de-nouvelle-usine-cooper-standard-a-rennes/). Il continuera, ici, la fabrication de ses produits antivibratoires.

A partir du printemps 2018, le long de la route de Lorient, une seconde partie de l’usine historique Citroën sera détruite pour laisser place à des immeubles de bureaux ou de toute autre activité sur près de quinze hectares. “Notre permis d’aménager a été déposé en mai dernier”, confie le promoteur. “Les travaux pourraient commencer fin 2018, début 2019.”

Invitées à rejoindre les anciennes usines, certaines entreprises de la route de Lorient pourront laisser place à des immeubles d’habitations le long de la Vilaine. Elles poursuivront encore quelques années l’histoire de la Barre Thomas commencée en 1953 avec la fabrication de pièces en caoutchouc pour les 2CV et DS ! Le magasin Aubade et la station Total resteront sur le site.

(1) Joint par téléphone ce mardi 26 septembre 2017, le promoteur n’a pas encore “acté” la conservation pleine et entière de l’usine. Une seconde hypothèse est en réflexion: seuls 6 hectares pourraient être conservés. Les deux autres bâtiments seraient détruits pour cause de pollution. “Nous n’avons pas encore prise de décision”, confirme le promoteur. 

 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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