Après une nouvelle attaque au couteau survenue en pleine rue, rue Saint-Michel à Rennes, ayant conduit une victime en urgence absolue, le président du groupe d’opposition Vivre Rennes, Charles Compagnon, dénonce une dégradation sécuritaire devenue, selon lui, impossible à ignorer. Dans un communiqué, l’élu estime que cette agression « n’est pas un fait divers isolé » mais le symptôme d’une violence qui s’installe progressivement dans la ville. « Depuis plusieurs années, Rennes bascule dans un niveau de violence que beaucoup refusaient encore de regarder en face lors de la dernière campagne électorale. Fusillades, attaques à l’arme blanche, règlements de comptes en pleine rue : ce qui relevait autrefois de faits exceptionnels tend désormais à s’installer dans notre quotidien », déclare Charles Compagnon.
Le leader de l’opposition rennaise pointe directement le narcotrafic comme moteur de cette évolution. « Le narcotrafic n’est pas une simple question de délinquance. Il est une gangrène qui détruit la sécurité, la cohésion et la liberté des habitants. Il transforme des quartiers entiers en territoires de domination criminelle et impose progressivement sa loi par la peur », affirme-t-il. Pour lui, la sécurité ne doit plus être abordée comme un sujet secondaire. « La sécurité n’est ni un slogan, ni un tabou idéologique. Elle est la première des libertés. Et il est temps que la municipalité mobilise avec volontarisme l’ensemble des leviers dont elle dispose pour lutter efficacement contre cette violence. »
Pour Charles Compagnon, l’État commencerait à répondre à la situation. L’élu évoque les renforts de police engagés ces derniers mois, les opérations menées par la préfecture contre les réseaux criminels et l’annonce d’une future antenne de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) à Rennes. « Rennes est devenue un point de tension majeur à l’échelle nationale. L’État semble enfin prendre la pleine mesure de la gravité de la situation. Il est temps que la majorité municipale en fasse autant et définisse la sécurité comme une priorité du mandat », insiste-t-il.
L’élu cite aussi l’exemple du quartier du Colombier, où des riverains demanderaient depuis plusieurs mois l’installation d’une caméra sur un point de deal situé place du Maréchal Juin. « Ils n’ont pas obtenu gain de cause. Et pourtant, vendredi soir à 22h, un homme a été vu avec une arme de poing », rapporte-t-il après avoir échangé avec des habitants. Le groupe Vivre Rennes rappelle défendre le doublement des effectifs de police municipale, l’extension de la vidéoprotection, une coordination renforcée avec l’État et une politique de tranquillité publique davantage assumée. « Il faut envoyer un message clair à ceux qui transforment Rennes en terrain de guerre : ils ne sont pas les bienvenus ici. Nous continuerons à défendre une ligne de fermeté républicaine, sans naïveté, mais sans renoncer non plus à l’exigence de prévention et de reconstruction des quartiers durablement fragilisés», conclut Charles Compagnon.


