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JUSQU’À 7 ANS DE PRISON POUR LES PASSEURS DE MIGRANTS

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Au cours de l’été 2018, les militaires du groupement de gendarmerie de la Sarthe observaient des « transbordements » de migrants dans des camions sur l’aire de l’autoroute A11 dans le sens Paris-Province. Le 3 octobre 2018, lors d’une surveillance nocturne, ils interpellaient un homme prenant en charge des hommes et des femmes dans un poids lourd à destination de la Grande-Bretagne. Quelques jours plus tard, l’individu était condamné à 1 an d’emprisonnement.

Les investigations se poursuivaient sous la direction du parquet du Mans pour mettre fin à l’organisation des passeurs entre la France et les îles Britanniques. “Quelques semaines plus tard, elles permettaient d’identifier au total 30 personnes mises en cause. Elles conduisaient en plusieurs vagues, à l’arrestation de 24 individus, notamment dans des squats au Mans. Six autres faisaient l’objet d’un mandat d’arrêt”, précise le Procureur de la République, Philippe Astruc.

Moyennant 5000 euros, les clandestins étaient dissimulés dans les remorques des camions stationnés sur les aires de repos. Mais certains bénéficiaient d’une formule VIP (8000 à 11 000 euros), avec la complicité de chauffeurs pour la plupart originaires des pays de l’Est. Jeudi 24 mars 2022, sur les trente prévenus, trois d’entre eux ont été relaxés par la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes. Vingt-sept ont été condamnés à des peines d’emprisonnement comprises entre 18 mois et 7 ans pour les délits d’aide à l’entrée et au séjour en bande organisée et blanchiment d’argent. Dix-neuf ont été maintenus en détention et 6 mandats d’arrêt ont été décernés pour les absents. À titre de peine complémentaire, 24 interdictions définitives du territoire français ont été également prononcées à l’encontre des personnes jugées.

 

Infos +   : Les aires de repos, points névralgiques du système, deviennent très vite l’enjeu de guerres de territoires. Ces conflits aboutissent souvent à des règlements de compte très violents, allant jusqu’au meurtre de chef d’une équipe (autres dossiers en cours). Tout aussi dramatique, les migrants sont hébergés (squats, zones d’attente en extérieur, même en plein hiver) puis transportés  dans des conditions difficiles (parfois, dans des camions frigorifiques, à 14, debout, à l’arrière des fourgons qui les amènent sur les aires). “Ces conditions sont à l’évidence contraires à la dignité humaine », note le procureur de la République, Philippe Astruc. 

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jean-christophe collet

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