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IL Y A UN SIÈCLE, LA MAIRIE ÉTAIT LA PROIE DES FLAMMES

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Ce 13 novembre 1920, à 2 heures ¼ du matin, l’agent de sûreté Lemarchand rentre au bureau de police situé dans l’aile sud de la Mairie, accompagné de ses collègues Goujon et Festoc. Après une inspection, il repère une lueur sinistre se reflétant sur les façades de la rue de Rohan et donne l’alarme.

Immédiatement, les pompiers arrivent. Ils font l’impossible pour maîtriser l’incendie qui se propage rapidement, alimenté par les milliers de dossiers des archives de la police, amoncelés dans les combles. A 3 heures du matin, le feu prend dans les combles du pavillon sud de la Mairie. “A 3 h et demie, le sinistre atteint son maximum d’intensité”, écrit le journal Ouest-Éclair. “Toute la partie supérieure de l’aile sud, contenant, au-dessous des archives, la magnifique salle des fêtes et le les salons qui lui font suite sont en proie aux flammes.”

“Dans la nuit noire, brumeuse, la silhouette du beffroi se détache au milieu des lueurs blafardes, des flammèches qui voltigent et s’en vont menaçantes jusqu’à la place Sainte-Anne.” Ouest-Eclair

Vingt minutes après, le plafond des fêtes s’effondre entraînant les lustres, pendant que les vitres éclatent avec fracas. “A 4 heures et demie, grâce aux efforts des pompiers dont on ne saurait assez louer le dévouement, le sinistre est maîtrisé.” Mais les dégâts sont considérables. “La salle des fêtes, inaugurée par le président Poincaré le 1er juin 1914, est très atteinte. Le salon vert et noir qui lui fait suite et dont l’ameublement est une réplique d’un salon du Palais de Versailles, est entièrement détruit. Quant aux archives de la police, il n’en reste plus trace.”

Le lendemain, les dégâts sont évalués à plusieurs millions  de francs en raison de la destruction de nombreuses œuvres d’art… heureusement couverts par une assurance prise le 10 octobre précédent… “Parmi les œuvres d’art éprouvées, signalons les deux Tymmermans de la grande salle des mariages qui sont craquelées. (….) Par bonheur, les admirables peintures de Louis Roger qui ornent le grand escalier n’ont point souffert. “

Dans les journées à suivre, la population vient nombreuse sur les lieux afin de constater par elle-même les dégâts. L’origine du sinistre est en revanche difficile à déterminer. Court-circuit, imprudence, toutes les hypothèses sont envisagées. Deux cents ans presque jour pour jour, le 7 décembre 1720, un incendie avait déjà détruit l’Hôtel de ville, en même temps que 8000 maisons de la ville. Pour rappel, l’Hôtel de Ville de Rennes est l’œuvre du grand architecte Jacques Gabriel, contrôleur des bâtiments de sa majesté Louis XIV.

Le parquet a beaucoup souffert lors de l’incendie. “Véritable œuvre d’art en chêne de Hongrie, elle est composée d’un nombre respectable de carrés d’environ un mètre de côté, le tout posé sur un autre plancher. Laisser en place ces carrés de bois qui ont été inondés qu’une eau sale a traversés, c’était les vouer à un gondolage inévitable ; s’exposer à ne plus pouvoir les utiliser. On les enlève donc un à un : lentement, on les fera sécher et quand l’heure sera venue, on les remettra en place”, indique le journal Ouest-Eclair.  

 

 

 

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jean-christophe collet

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