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mardi 18 juin 2024
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DES AFFRONTEMENTS ENTRE MANIFESTANTS ET LES FORCES DE L’ORDRE

Depuis maintenant plusieurs semaines, Rennes vit à l’heure des affrontements, en marge des manifestations contre la réforme des retraites. Encore une fois, la capitale bretonne a eu son lot de violences, de feux et de projectiles. Vers 12 h 30, ce mardi 28 mars, les premières agitations ont eu lieu sur la place de la République où des jets d’objets en tout genre ont entraîné les tirs des premières lacrymogènes. Résultat, le défilé officiel s’est arrêté momentanément devant un important dispositif policier au pont Pasteur et à La République. Mais tout est redevenu calme jusqu’à ce qu’un cortège sauvage se retrouve en face à face avec la police (bien plus nombreuse que les dernières fois), avenue Janvier. Le moment a été tendu. Malgré les barricades, les plus ultras ont été repoussés vers les quais où ils ont décidé de remonter vers la préfecture.

À 14 h, en face de la piscine Saint-Georges, de violents heurts ont opposé les forces de l’ordre aux plus radicaux, qui pour certains ont enlevé des pavés sous les yeux effarés des commerçants rangeant leurs terrasses.  Encore une fois, la police a réussi à écarter les manifestants vers la place Saint-Germain où, là encore, des lacrymogènes ont été envoyées dans le ciel pour disperser la foule. Il est 14 h 30, les « médics » prenaient en charge deux opposants dont l’un était blessé à la tête. « Il va falloir le conduire aux urgences », assurait l’un d’eux. Mais pas le temps de s’attarder, direction place de la Mairie, où les policiers résistaient face à une flopée de radicaux, protégés par des barricades. À plusieurs reprises, les hommes en tenue lançaient des gaz pour tenter de disperser la foule. Mais rien n’y faisait. Les CRS étaient obligés de charger au moins trois fois en tambourinant leurs matraques sur leurs boucliers. On n’était pas loin d’une sorte de guérilla urbaine ! 

Quelques minutes plus tard, vers 15 h, les plus radicaux cassaient quelques vitrines (Eram, Lafayette, BNP) le long des quais, mais ils étaient bientôt repoussés vers la place de Bretagne où un bal était improvisé. Devant son magasin, un homme était consterné. « Cela ne peut plus durer, » expliquait-il. « Que l’on soit de gauche ou de droite, d’extrême droite ou d’extrême gauche, tout le monde doit appeler à l’apaisement. » La situation était encore tendue au moment où un dernier communiqué de la préfecture tombait dans les rédactions vers 15 h 30. « Quinze policiers ont été contusionnés dont un a été blessé à la cuisse par un pavé », confie le préfet. « Douze interventions des sapeurs-pompiers se sont déroulées pour éteindre des feux. » Auparavant, dix interpellations ont eu lieu pour port et jets de projectiles (boulons, plâtre avec des clous, outils), pour incendie et outrage mais aussi pour détention d’armes par destination. 

Dernière minute : place Sainte-Anne, les forces de l’ordre ont procédé à des interpellations, vers 17 h. 

Photo Enocq.

jean-christophe collet
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Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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