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ABATTAGE D’ARBRES EN COURS AVENUE HENRI FRÉVILLE

A Rennes, comme ailleurs, l’abattage d’arbres ne passe jamais inaperçu ! Avenue Henri Fréville, depuis le début de la semaine, des élagueurs sont passés à l’action devant de nombreux passants médusés. “C’est hallucinant, insensé”, explique Alexandre, rencontré cette après-midi sur les lieux. “D’un côté, la ville prône la mobilité douce et le respect de l’environnement et de l’autre, elle abat des arbres. A rien n’y comprendre.” 

Un sentiment partagé par les Amis du patrimoine rennais. “Proclamer que l’on veut combattre le réchauffement climatique, améliorer la qualité de l’air et des Rennais, favoriser la biodiversité, ces phrases ont un sens. Abattre les arbres sur  l’Avenue Henri Fréville et ailleurs, abimer et détruire des espaces de nature qui nous protègent sont un contre-sens.”Contre cet abattage, les Amis du Patrimoine rennais font aujourd’hui valoir un argument juridique imparable. “La loi du 08 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité de la nature et des paysages » protège les alignements d’arbres, tels ceux de l’Avenue Henri Fréville et ceux de l’Avenue Jean Janvier.”

En réponse, la ville de Rennes avance encore une fois son engagement en faveur de la biodiversité. Elle l’avait déjà fait lors de l’abattage envisagé de l’avenue Janvier dans nos colonnes. “Des arbres à Rennes sont indispensables à notre qualité de vie, à notre santé et à la biodiversité. Jamais nous n’en avons autant planté à Rennes : plus de 3 000 chaque année (dont Prairies Saint-Martin, Prévalaye),” confiait Daniel Guillotin, conseiller municipal de Rennes sur le réseau twitter. 

Sur un tronçon de 220 mètres compris, entre le numéro 7 et le numéro 13 de l’avenue Henri Fréville à Rennes,  le long des immeubles construits par Georges Maillols,  46 platanes étaient jusqu’à présent ordonnés en double rangée. “Datant d’une quarantaine d’années, dans la force de l’âge, ils étaient parfaitement sains. Ils offraient une perspective magnifique et permettaient aux piétons d’être protégés de la circulation automobile et de profiter d’un ombrage bienfaisant”, expliquent les Amis du Patrimoine. Ils seront beaucoup moins nombreux dans quelques jours (22 en moins). Mais visiblement, cette destruction ne déplait pas à tout le monde. “Ces arbres nous faisaient de l’ombre et verdissaient nos façades. Cela commençait à nous coûter cher !” explique une riveraine interrogée par nos soins. 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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