Le 2 avril, une grève nationale, accompagnée d’une manifestation, est prévue à Rennes. Elle mobilise plusieurs institutions syndicales, dont le SNES-FSU 35, SNEP-FSU, SNFOLC 35, CGT Educ’action 35, SUD éducation 35, SE-UNSA 35, et STE-CNT 35. Elle vise à contester les récentes réformes éducatives introduites par les arrêtés et décrets du 17 mars et la note de service du 18 mars, qui annoncent l’organisation de « groupes de niveaux » dans les établissements scolaires.
Ces mesures sont perçues par les syndicats comme une tentative de tri social des élèves. Selon les grévistes, cette évolution, présentée sous le couvert de flexibilité, imposerait en réalité de nouvelles contraintes organisationnelles et pédagogiques. Elles mettraient en péril la liberté pédagogique des enseignants et affecteraient négativement la dynamique de classe.
Depuis plusieurs mois, notamment en Ille-et-Vilaine, une mobilisation s’est construite contre cette réforme. Elle inclut des grèves, des actions locales, et des campagnes d’information, illustrant une opposition ferme au « Choc des savoirs », terme employé par le gouvernement pour désigner sa politique. Cette politique est critiquée pour son « approche conservatrice » et pour favoriser un « modèle d’éducation qui, selon les syndicats, exclurait prématurément les élèves » issus de milieux populaires.
La manifestation du 2 avril débutera à 11 h 30 à l’INSPE (situé au 153, rue de Saint-Malo) et précédée d’une assemblée générale à 9 h 30 à la Maison de Quartier Villejean. L’objectif est double : obtenir l’abandon des mesures liées au « Choc des savoirs », et revendiquer à la fois une revalorisation salariale des enseignants sans contreparties et une augmentation des moyens alloués à l’école publique.


