Une quarantaine de sapeurs-pompiers ont été mobilisés ce vendredi 12 juin en fin d’après-midi, pour un incendie d’appartement survenu au 10 square Léon-Blum, dans le sud de Rennes. Si le feu a rapidement été maîtrisé dans le logement sinistré, il s’est propagé à la toiture de l’immeuble, ce qui a nécessité un important dispositif de secours.
L’alerte a été donnée vers 17 h 50. À leur arrivée, les premiers secours découvrent en feu un appartement du quatrième étage, le dernier niveau du bâtiment. « Le sinistre était pleinement développé, avec des flammes qui sortaient des fenêtres côté Léon-Blum », explique le capitaine Franck Perrin, chef des opérations de secours.
Face à l’ampleur de l’incendie, les pompiers engagent immédiatement une attaque du feu à l’aide d’une lance incendie afin de circonscrire les flammes à l’intérieur du logement. Mais rapidement, une complication apparaît : le feu gagne la toiture. « Nous avons constaté essentiellement par les fumées, du numéro 10 vers le numéro 9 », précise le capitaine Perrin.
Devant l’ampleur, les secours ont déployé des moyens aériens et procédé à des reconnaissances afin d’empêcher toute extension à l’ensemble du bâtiment. Une ouverture dans la toiture devait notamment être réalisée pour parfaire l’extinction. Sur place, un impressionnant dispositif a été engagé avec près de 42 sapeurs-pompiers et 15 véhicules de secours, dont plusieurs fourgons incendie, des échelles aériennes et des équipes spécialisées.
Par mesure de sécurité, l’immeuble concerné a été évacué, tout comme le bâtiment voisin après la propagation du feu sous toiture. Les pompiers ont d’abord sécurisé le quatrième étage, avant de vérifier les niveaux inférieurs. « Nous avons fait évacuer totalement le numéro 10 et le numéro 9 également », indique le chef des secours. Toutefois, aucune victime n’est à déplorer. Aucun blessé ni intoxiqué par les fumées n’a été signalé au moment de notre passage sur place.
Dans la rue, l’émotion était palpable parmi les habitants évacués. « Je suis sortie en panique », soufflait une jeune femme, téléphone en main, en visioconférence avec une amie. À quelques mètres, une autre résidente tenait nerveusement une caisse de transport vide. Son chat, prénommé Boogie, a disparu au moment du sinistre. « Je ne sais pas où il est… Il est parti au moment de l’incendie. Si vous le retrouvez, prévenez-moi », lançait-elle, inquiète. À ce stade, l’origine du feu reste inconnue. Une enquête devra déterminer les circonstances exactes du départ d’incendie.


