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UNE MAGISTRATE RENNAISE DEMANDE UNE PROTECTION RAPPROCHÉE

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« On ne fait pas ce métier pour être aimé, on fait rarement plaisir », expliquait une magistrate dans les colonnes d’un journal, il y a quelques années. « Les juges tranchent des conflits. Ils interviennent quand il est déjà trop tard pour que chacun soit complètement satisfait. Ce n’est pas la justice qui va rendre les gens heureux. »

Mais oeuvrant au sein de la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes, une juge rennaise vit bien plus qu’un sentiment de haine. Elle vient de subir des intimidations et des menaces de la part de malfrats nantais. Devant les intimidations, elle demande une protection policière rapprochée qui va bien au-delà de celle qu’elle connaît aujourd’hui de la part des forces de l’Ordre (patrouilles devant son domicile, accompagnement sur son site de travail…).  

La protection rapprochée est un dispositif lourd, rappelle Pascal Bitot-Panelli, sur BFM TV, ancien commandant fonctionnel du SPHP (service de protection des personnalités, ex-SDLP) et expert en sécurité. Avant de disposer de policiers d’élite, il y a une analyse du spectre de la menace.»

Mais d’après le journal Le Monde, la demande a été rangée dans un tiroir en hauts lieux. Pourtant, à croire le syndicat de la magistrature, le risque est réel et sérieux. Elle intervient dans le cadre d’une enquête menée sur la fusillade du Moonligt, survenue dans la nuit du 22 au 23 avril 2019. Ce soir-là, un serveur de 24 ans avait été tué par un commando muni d’arme de guerre dans un bar à chicha, à Nantes.

Dans cette affaire, la juge d’instruction avait mis en examen le commanditaire, le tireur présumé et trois autres personnes. Au cours des investigations, la magistrate avait essuyé un florilège de paroles blessantes, intimidantes et menaçantes. «Tout se paie dans la vie, lui avait alors lancé l’un des accusés, rapporte Le Monde. Un autre lui avait assuré qu’il ne la «lâchera jamais

Jusqu’à présent, ces individus étaient en prison. Mais depuis quelques mois, ils sont libres. Motif invoqué, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Rennes n’a pas examiné dans les temps leur recours contre l’ordonnance de mise en accusation. Devant cette situation, le syndicat, soutenu par la hiérarchie de la magistrate, a saisi la Chancellerie par un mail en date du 6 septembre. Il espère des pouvoirs publics un revirement de sa position.  

La protection policière rapprochée est un accompagnement 24 h/24 par des hommes du SDLP. Elle est décidée par le cabinet du ministre de l’Intérieur au terme d’une analyse soit des services de l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT), soit de la Direction générale de la police nationale. Selon les informations de BFM TV, une étude du danger va être lancée prochainement par l’UCLAT pour déterminer si oui ou non la magistrate doit bénéficier d’une protection rapprochée.

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jean-christophe collet

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