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Brèves

UN DÉFILÉ RENNAIS CONTRE LA PROPOSITION DE LOI SÉCURITÉ GLOBALE

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“Nous défilons contre la loi sécurité globale, votée aujourd’hui à l’Assemblée Nationale”, explique la jeune femme à la fin du cortège, ce mardi 17 novembre, boulevard de la Liberté. “Cette proposition de loi prévoit notamment d’interdire de filmer les policiers en intervention et donc des violences policières, de bloquer des universités, d’organiser des assemblées générales ou encore de contester l’enseignement de professeurs…”

Vent debout contre cette proposition législative, environ 300 manifestants (500 selon les organisateurs) se sont rassemblés place de la République vers 10 h 30. Ils représentaient le monde des étudiants, des syndicats (Ligue des droits de l’Homme, Attac, la CGT, Extinction Rébellion), des écologistes, des libertaires et des gilets jaunes (Mouvement citoyen sans étiquette). Après ce rassemblement, de nombreuses personnes ont défilé dans les rues de Rennes, notamment boulevard de la Liberté et place de Bretagne. Elles étaient suivies de près par un important dispositif de policiers qui ont procédé à quelques contrôles d’identité et d’attestations de déplacements.

Ce matin, le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU s’est dit préoccupé au sujet de ce texte controversé. “Nous craignons que l’adoption et l’application de cette proposition de loi puissent entraîner des atteintes importantes aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales”, affirment les rapporteurs dans un communiqué publié lundi 16 novembre. Cette proposition de loi porte entre autres sur l’usage de nouveaux moyens technologiques par les forces de l’ordre et la restriction, dans certaines circonstances, de la diffusion d’images non anonymes des policiers et gendarmes. Son article 24, notamment, envisage de punir d’un an de prison et de 45.000 euros d’amende la diffusion, par tout moyen, de “l’image du visage ou tout autre élément d’identification” – à l’exception du numéro de matricule, dit “RIO” – d’un policier ou d’un gendarme en intervention, quand cette diffusion a pour but “qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique”.

Durant la manifestation, 29 manifestants ont été verbalisés par la police pour défaut d’attestation, absence de port de masques et regroupement interdit au-delà de six personnes. 

Les deux phrases du jour : “Il n’est en aucun cas question d’empêcher les journalistes de travailler, ou de porter atteinte au droit d’information des citoyens”, a affirmé la députée LREM, Alice Thourot dans une interview à BFMTV. “Il n’y a aucune atteinte liberticide au droit et à la loi de la presse”, a ajouté mardi 17 novembre sur franceinfo Stanislas Gaudon, délégué général du syndicat Alliance police. 

L’engagement du Club de la Presse de Bretagne : Depuis sa création en 1974, le Club de la presse de Bretagne a toujours défendu la liberté d’informer. Récemment, une quarantaine de sociétés de journalistes a dénoncé “un feu vert accordé par le ministère de l’Intérieur aux forces de l’ordre pour empêcher les journalistes de rendre compte pleinement des manifestations”. Bien que le ministre de l’Intérieur ait voulu minimiser la portée du nouveau schéma, le Club de la Presse de Bretagne reste attentif à tout ce qui pourra empêcher les journalistes de faire leur travail en toutes circonstances. En accord avec d’autres Clubs de la Presse, et en particulier celui d’Occitanie, nous exprimons notre préoccupation et nous relayerons les démarches et actions entreprises par les syndicats et sociétés de rédacteurs pour obtenir les précisions et garanties nécessaires.” Stéphane de Vendeuvre et Paul Goupil, coprésidents du Club de la Presse de Bretagne

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jean-christophe collet

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