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DES MIGRANTS RESTENT SUR LA TOUCHE

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Il y a un an, presque jour pour jour, le parc des Gayeulles était occupé par des migrants. Aujourd’hui, c’est le square de la Touche en plein cœur de Rennes qui vient de recevoir la « visite » d’expatriés georgiens. Cachés par de grands arbres, les exilés ont planté leurs tentes multicolores en cercle ; comme pour se protéger des incursions hostiles. 

Au milieu, trois hommes entourent quelques femmes en train de cuisiner au feu de bois (des palettes trouvées non loin). Un jeune ressortissant étranger revient des sanitaires, une serviette sur l’épaule. Il sourit aux enfants nombreux à jouer sur l’herbe ou dans l’aire de jeux. Impossible d’entrer en contact avec eux, barrière de la langue oblige. Seules des filles parlent un français hésitant. « On vient tous de Géorgie, » explique l’adolescente. « Nous sommes dix-huit familles avec des petits (cinquante personnes). »  

Elle a vomi sang toute la nuit

Derrière elle, un Georgien (d’une association) parle au téléphone avec un médecin de l’hôpital. « Toute la nuit, la dame a vomi du sang », explique-t-il. « On vous attend à côté du portail. » Arrivés en France, certains demeurent là depuis déjà quatre mois et d’autres, seulement depuis quelques jours. « Je vis depuis, quatre mois avec deux enfants », convient une jeune mère. « Moi, je suis ici depuis trois mois avec trois bambins, » ajoute un autre homme. 

Les réfugiés ont tous besoin de logements, de statut, de travail. « Mais personne ne peut travailler, faute de papier. C’est le serpent qui se mord la queue. » Le camp de fortune comprendrait au moins deux femmes malades. Non loin, deux dames, assises sur un banc, mangent leur sandwich. Elles prennent leur pause du midi. « Que faire ? », se demande l’une d’elles. À Rennes, 300 places d’hébergement d’urgence manqueraient selon les associations.  Pour en savoir plus sur la situation des exilés vue par les associations et les élus

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jean-christophe collet

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