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ROCADE : CIRCULEZ, Y A RIEN À VOIR !

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André Lefeuvre est en charge des questions routières au département. Il est même spécialisé dans des grands projets. C’est dire s’il connaît la route. Lors d’un récent conseil départemental, il s’est lâché ! Il a dit tout le mal qu’il pensait de la rocade et de ses éternels bouchons. «Elle ne nous permet pas de développer le département », a-t-il estimé.

Elu de la majorité départementale, il a dit ce que pensent tout bas de nombreux automobilistes. Il a eu le « courage » de dénoncer les conditions difficiles sur le périphérique rennais quitte à sa fâcher avec ses amis socialistes rennais et d’Ille et Vilaine. «Non, ce n’est pas en utilisant des vélos et du covoiturage que l’on résoudra les problèmes», a-t-il affirmé selon le journal Ouest-France.

                                          Le président se veut constructif !

Gêné aux entournures, le président du conseil départemental, Jean-Luc Chenut a été obligé de produire un communiqué dans la foulée. «La position exprimée, inadaptée sur la forme comme sur le fond, n’est ni la mienne, ni celle de la majorité départementale. » Contre la charge de son vice-président, il se veut constructif. «Ce que jugeront les habitants de l’ensemble du territoire, c’est notre capacité collective à apporter des solutions à leurs problèmes de vie quotidienne tout en protégeant l’environnement qui est notre patrimoine commun et celui des générations futures. »

Mais sa bonne volonté semble faire beaucoup rire les élus de droite. « Cette passe d’armes entre l’exécutif départemental et l’exécutif de la métropole rennaise témoigne d’un fossé idéologique qui se creuse entre ces deux collectivités dont pourtant bon nombre de représentants, par le jeu du cumul des mandats, siègent au sein des deux exécutifs. Cette situation est ubuesque. Elle caractérise un pouvoir qui ne sait absolument plus où il va ni ce qu’il veut. Elle a l’odeur d’une fin de règne », explique Bertrand Plouvier, conseiller régional et leader de la droite et du centre à Rennes.

Désormais, Bertrand Plouvier et ses amis préfèrent pointer du doigt la politique de la ville de Rennes. «Les majorités successives PS de Rennes et Rennes Métropole ont exclusivement investi dans une offre de transports en commun principalement concentrée dans la ville centre. Alors que sur le territoire de Rennes Métropole, la part des déplacements en transport en commun ne reste que de 13 %. »

Contre cette augmentation de trafic routier, Bertrand Plouvier dénonce l’absence d’aménagements pourtant nécessaires. «Chaque matin et chaque soir, nous avons des phénomènes de saturation progressive de notre réseau routier. » Depuis, les déclarations de toute nature s’enchaînent dans la presse. « A ce jour, aucune ne fait avancer d’un pouce la résolution des problèmes, ceux d’aujourd’hui et ceux de demain », dénonce le président du Département ».

Les habitants justement sont beaucoup à critiquer les politiques. «Depuis des années, la rocade de Rennes a toujours créé des problèmes tout simplement parce que ceux qui s’en occupent circulent à vélo et ne sortent pas de la place de la mairie », explique Gérard sur Twitter. Moins dur, Frédéric montre toutefois de l’agacement contre la ville de Rennes. «Il devient impossible de circuler dans notre ville. Depuis des années, la ville réduit à portion congrue les voies routières. Elle renvoie vers la rocade la circulation. Résultat, ce sont les embouteillages…Comment peut-on ne pas prendre en compte les galériens de la route ! »

                       Une heure trente de temps perdu !

Trop d’élus oublieraient les besoins de déplacements des habitants. «Il n’est pas toujours facile de faire ses courses en vélo, de chercher ses gamins à pieds et de se rendre à son travail en transports communs, » assure Sophie. « Je veux bien admettre que le monde change. Mais ce sont toujours les mêmes qui payent…On n’a pas tous la possibilité de faire du télétravail, d’étaler ses heures de travail. C’est dingue que certains ne puissent pas le comprendre…Ce n’est pas possible de perdre une heure trente aujourd’hui chaque jour dans ses déplacements.»

Rodolphe lui a pris une décision catégorique. « Je ne prends plus la rocade le soir ou encore le midi», confie-t-il. « Je m’arrange toujours pour organiser mes rendez-vous en pleine journée, en dehors des pics de circulation. » Même préoccupation d’usage chez un de ses amis, Fabien. «Cela ne sert à rien de tenter le diable. Cette rocade est une plaie pour tout le monde. Il faut trouver une solution au plus vite. Ce n’est pas à chacun de s’adapter. Il faut faire comme à Paris. Il faut lancer un grand projet qui pourrait s’appeler le Grand Rennes ! On arriverait à trouver une solution pour chaque mode de déplacement, sans privilégier l’un par rapport à l’autre et en tenant compte des besoins de chacun.»

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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