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Stade Rennais

RENNES-BREST : LA VIDÉO ASSISTANCE FAIT ENCORE POLÉMIQUE

Hier soir, au stade Francis-Le-Blé, le derby Rennes-Brest (0-0) promettait du bon football. Mais à la 65e minute, tout est parti en vrille ! Sur un centre rennais, le gardien brestois Charbonnier tombe au sol, après avoir été percuté par son coéquipier Castelletto. Bien placée, la nouvelle recrue Raphinha en profite et marque. L’arbitre accorde dans un premier temps le but. Mais sous l’insistance des Brestois, il accepte de consulter la vidéo assistance et de revenir sur sa décision, estimant à tort ou à raison que le Rennais Siebatcheu avait poussé Castelletto…

Descendu sur le terrain pour contester la sentence arbitrale, le président Olivier Létang (photo Stade Rennais) n’a pas décoléré après la rencontre. “Il y a deux situations qui sont pour le moins ambigües”, explique-t-il dans un communiqué. “En première période, il y a pénalty non sifflé sur Raphinha et, à aucun moment, il y a eu consultation du VAR. Et il y a ce fait du match qui est assez important. À la 65ème minute, le but est dans un premier temps validé par l’arbitre après échanges avec ses collègues qui avaient les images.” Et de poursuivre : “C’est allé très vite, il a alors largement pris le temps d’analyser la situation. Puis après avoir demandé à plusieurs reprises aux Brestois d’engager, il y a eu une intervention extérieure puis les joueurs, des palabres. L’arbitre est revenu sur une situation qu’il avait mesurée et partagée. C’est forcément particulier, quelque chose que je n’avais jamais connue. Heureusement, on s’est expliqué avec beaucoup de calme avec les Brestois en fin de match.

“On s’aperçoit que sur les derniers matches, cinq points se baladent quelque part. On se pose des questions par rapport à des décisions arbitrales particulières. On ne va pas entrer dans la parano ou la théorie du complot mais il faut s’interroger. Cela veut dire quoi ? La prochaine fois qu’une décision ne nous est pas favorable, on n’engage pas ? Au-delà du Stade Rennais F.C., ce sont des situations que l’on ne peut pas revoir cette saison. Après le but valable refusé sans VAR contre Nice, un autre but validé par l’arbitre après échange avec ses collègues puis refusé sous la pression des joueurs de Brest qui refusaient d’engager malgré ses multiples injonctions. Le championnat est déjà faussé à cause de l’utilisation totalement anarchique de la vidéo ! Déjà 5 points perdus par le stade rennais à cause de la vidéo…On ne peut plus continuer comme ça. Nous sommes les cobayes d’un système incompréhensible que les premiers intéressés, le corps arbitral, ne maîtrisent pas.”

                                   La colère d’Olivier Létang

Le coach brestois Olivier Dall’Oglio a naturellement une autre version. “Peut-être qu’on aurait pu éviter tous ces palabres si on était allé voir ce qui s’est passé: il y a eu une poussette sur Castelletto, qui vient percuter son gardien. Les joueurs s’arrêtent complètement, ils n’ont pas pu inventer qu’ils avaient entendu un coup de sifflet”.  Et d’ajouter : “est-ce que la VAR a fait son boulot ? Je comprends le problème, mais on a la VAR. Les gars qui sont dans la régie ont 4-5 caméras pour voir la faute. Donc comment on n’a pas vu cette faute, c’est la première chose. M. Turpin n’a pas été vraiment aidé. Ça crée une polémique. Mais s’il y avait eu but, et qu’il avait été validé, cela aurait été grave aussi.” 

A Rennes, les supporters étaient fous de rage. “On est habitué en ligue 1. Les décisions vont dans un sens. Mais pas dans l’autre. On se fait avoir à chaque fois. On est trop gentils, les Rennais !” confiait Serge. “Désormais, il suffira de ne pas reprendre le jeu pour faire pression. C’est quoi cette décision ? Bizarre ! Il était pourtant souligné dans le protocole du VAR que les joueurs ne pouvaient en aucun cas réclamer son utilisation sous peine d’être avertis. Cette première risque de donner des idées à d’autres” précisait Benoît. Pour aller plus loin, lire l’intéressant papier de France Football. 

Fallait-il descendre sur la pelouse ? “Chacun à sa place, ça aurait été Aulas. Tout le monde l’aurait allumé “, confiait un internaute. “Que fait un Président de club sur la pelouse pour contester une décision arbitrale ? Il s’est pris pour l’Emir du Koweït ? Il n’avait rien à faire sur le terrain,” ajoutait un autre. Au moins, on ne peut pas reprocher à Olivier Létang, son engagement. 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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