Le Stade Rennais veut faire de son ancrage local un levier d’action sociale durable. Avec son fonds de dotation, le club ambitionne de mobiliser supporters, mécènes et territoire autour du vivre-ensemble, de l’éducation et de la transmission.
Le Stade Rennais Football Club ne veut plus seulement rassembler les supporters les soirs de match. Avec le lancement officiel de son fonds de dotation, le club entend structurer et amplifier ses actions d’intérêt général sur le territoire. Une initiative portée par une conviction : « Le Stade Rennais est bien plus qu’une équipe de football (…) c’est le compagnon d’une vie », résume Jacques Delanoë, nommé à la tête du dispositif après plus de quatorze ans au service du club.
L’idée mûrit depuis plusieurs années et répond à une volonté affirmée de la famille Pinault. « Ce fonds est un souhait de la famille Pinault », rappelait hier Arnaud Pouille, président exécutif du SRFC.
Trois piliers, et des mécènes
Le fonds reposera sur trois axes : “Bouger”, “Partager” et “Découvrir”. Le premier prolongera notamment le programme sportif déjà mené auprès des écoles. Le deuxième vise à encourager le vivre-ensemble. « Notre société tend à devenir plus individualiste. Pourtant, on est faits pour vivre ensemble », défend Jacques Delanoë, convaincu que le football reste un rare espace où « les vieux, les jeunes, les riches, les pauvres » se retrouvent derrière les mêmes couleurs.
Le troisième pilier s’appuiera sur l’histoire du club. L’ambition : transmettre une culture locale et régionale à travers des outils déjà existants comme la galerie des légendes du SRFC, qui accueille près de 10 000 visiteurs par an. « On s’est rendu compte que c’était un formidable moyen pédagogique », explique Jacques Delanoë, évoquant des enfants découvrant la géographie grâce aux parcours européens du club ou des résidents d’Ehpad renouant avec leurs souvenirs.
Le fonds se veut aussi ouvert aux particuliers, entreprises et mécènes, via de l’argent, du temps ou des compétences. Un comité participera au choix et à l’évaluation des projets financés. Mais le SRFC insiste : pas question d’entrer dans une logique de performance budgétaire. « L’impact sociétal ne se mesure pas en euros », insiste le club. « On parle déjà beaucoup trop d’argent dans le football (…) J’espère qu’on aura d’autres sujets à évoquer ensemble que l’argent », conclut Arnaud Pouille.


