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RAVE DE LIEURON : LE PROCUREUR NE VEUT PAS D’IMPUNITÉ

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Dès le début de l’après-midi du 31 décembre 2020, les gendarmes repéraient un certain nombre de véhicules, aux confins de trois départements et de deux régions :  la Bretagne et la Loire Atlantique. Immédiatement, ils surveillaient de près leurs propriétaires soupçonnés de se rendre à une rave géante.

300 véhicules réunis à Saint-Nicolas de Redon

Vers 18h30, près de 300 véhicules se retrouvaient à Saint-Nicolas de Redon, en Loire-Atlantique. Vers 20 heures, ils partaient en convoi vers le lieu de rassemblement, à Lieuron où, 80 gendarmes appuyés par d’une compagnie de gendarmerie (50 militaires) ont tenté de s’interposer pour bloquer l’accès au site. Une heure plus tard, vers 21 h, les gendarmes essuyaient d’importantes violences avant de laisser les “teufeurs”  faire la fête durant 36 heures.

“Dans la journée du 31 décembre, l’organisateur interpellé a passé pas loin de 897 sms à 72 interlocuteurs. Entre 23 heures 31 et 23h45, il en a émis 443 SMS à 62 contacts”, confie le procureur

Devant ces évènements, le procureur de la République, Philippe Astruc, croit en leur préparation de longue date. “Son caractère prémédité est attesté par la présence d’une barricade permettant d’interdire l’accès au site, par la dégradation du portail d’accès de l’entrepôt et par une installation d’important matériel de sonorisation et d’éclairage.” Au regard de ces informations, le parquet de Rennes a ouvert jeudi soir une enquête confiée à la brigade de recherche de Redon, appuyée par la section de recherches de Rennes.

“Ces investigations ont permis d’établir de nombreux faits”, ajoute le procureur. Outre un droit d’entrée de cinq euros, de véritables stands de vente de stupéfiants, notamment de cannabis, de cocaïne d’héroïne et de LSD, ont été installés sous un chapiteau. Un lieu avait été spécialement aménagé pour leur consommation avec coussins et tapis. Ont été aussi installés quatre stands boutiques, un stand sanitaire et des stands de vente à emporter d’alcool et de nourriture.”

Une organisation logistique

Au moment de la dispersion du rassemblement, 1645 personnes, soit les deux tiers des participants, ont été verbalisées par les gendarmes. 1225 l’ont été pour non-respect des règles sanitaires (passibles d’une amende de 135 €.) 225 ont été aussi sanctionnées d’une amende forfaitaire et délictuelle pour usage de stupéfiants (200 euros). D’autres l’ont été enfin pour des infractions au code de la route.

Lors de cette dispersion, six personnes ont été interpellées et placées en garde à vue (voir notre article). “En raison de la dangerosité particulière de ce type d’agissements en période de crise sanitaire, il apparaît désormais absolument nécessaire d’identifier, de rechercher et d’interpeller l’ensemble des organisateurs afin qu’ils puissent répondre devant le tribunal correctionnel”, ajoute le procureur.

“Moins de 5 % des participants étaient porteurs d’un masque de protection”, ajoute le procureur.

Le premier des organisateurs identifié et interpellé samedi a finalement reconnu les faits. Il a été présenté cet après-midi au juge d’instruction, mis en examen et incarcéré. “L’action de l’État et de la justice a permis de mettre fin sans violences à une fête illicite troublant gravement l’ordre public dans une commune de 789 habitants mais aussi de conduire une enquête judiciaire propre à éviter toute impunité. Les deux tiers des “teufeurs” ont déjà été verbalisés et nous mettrons tout en œuvre pour sanctionner l’ensemble des organisateurs. Ces faits qui ont choqué fort logiquement les citoyens ne resteront pas impunis.”

 

 

 

 

 

 

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jean-christophe collet

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