Le syndicat FO Justice du centre pénitentiaire Rennes-Vezin interpelle directement la magistrature sur la gestion des détenus placés en semi-liberté. Dans un tract diffusé le 15 juin, il dénonce les retours répétés de certains condamnés en état d’alcoolémie au Quartier de semi-liberté (QSL). Selon l’organisation syndicale, plusieurs détenus reviendraient régulièrement alcoolisés, voire en possession d’alcool, sans que cela n’entraîne de conséquences significatives sur le maintien de leur mesure de semi-liberté. « Une question se pose légitimement : que fait la magistrature ? », écrit FO Justice.
De nombreuses décisions judiciaires interdisent pourtant aux condamnés de fréquenter les débits de boissons. Malgré cela, « les manquements constatés se multiplient et les sanctions demeurent rares, voire inexistantes ». Au passage, FO Justice met en avant les difficultés rencontrées par les surveillants. Au QSL, « l’agent travaille seul », souligne le tract. Or les locaux ne permettraient pas toujours de garantir un «niveau de sécurité satisfaisant» lorsqu’un surveillant doit gérer seul une personne alcoolisée.
L’organisation évoque aussi les difficultés liées à la saturation du dispositif de semi-liberté. Faute de places disponibles, certains condamnés seraient maintenus plusieurs jours, voire plusieurs semaines, au quartier arrivant du centre pénitentiaire, contribuant selon elle à l’engorgement du secteur. FO Justice demande une réponse judiciaire « ferme et systématique » aux retours en état d’alcoolémie ainsi qu’une meilleure sécurisation des locaux du QSL.


