CECI EST UN TEST 1
Patrimoine

QUAND DE NERVAL ÉVOQUAIT RENNES

test2

Rennes est une ville mal-aimée des écrivains. Très peu ont écrit sur la capitale bretonne, à l’exception peut-être de Paul Féval. Mais les Céline, Châteaubriand et Kundera ont snobé notre belle cité. Heureusement, on trouve dans notre belle littérature quelques passages écrits par des écrivains. 

Dans le Marquis de Fayolle (livre quelque peu oublié depuis), Gérard de Nerval situe à Rennes son roman historique. “Quand Georges arriva à Rennes, les idées révolutionnaires inconnues au château d’Epinay, fermentaient dans toutes les têtes, étaient posées, discutées, analysées par tous les habitants des villes”, écrit-il. “Le premier programme révolutionnaire est parti de Rennes.”

Etonnament, l’écrivain n’est pourtant pas venu de nombreuses fois à Rennes. Mais il donne des anecdotes croustillantes. “En face de lui, à la même table, était assis un grand jeune homme de Morlaix, qui plus tard, devait s’appeler le général Moreau et mourir les armes à la main contre sa patrie. A côté de lui, se trouvait un jeune homme pâle et fluet, au front large et lourd de pensées, avec des petits yeux à demi-fermés, un nez recourbé sur une petite bouche aux lèvres. Il se nommait Chasseboeuf et ne garda plus tard que le nom de Volney.”

Sans cesse, Gérard de Nerval décrit la ville. “Le reste de la place (du Parlement), formant un grand carré, avait gardé sa physionomie du moyen-âge : les boutiques n’étaient alors que les rez-de-chaussée humides et obscurs de maisons en bois et en torchis, avec de petites portes, lourdes et massives, des fenêtres étroites et de longues allées obscures. C’est sur cette place, telle que nous venons de la décrire, qu’allait avoir lieu cette lutte étrange des jeunes gens de la bourgeoisie (…) contre ceux ceux de la noblesse.” Pour en savoir plus sur Gérard de Nerval. 

 

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

Pour tout contact. 06 75 37 16 66

Laisser un commentaire