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RETOUR DANS LE PASSÉ : L’INCENDIAIRE DE LA RUE SAINT-HÉLIER

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Le 23 juillet 1933, une épaisse fumée s’échappe du toit d’un immeuble du 133 rue Saint-Hélier. Immédiatement, des voisins pénètrent dans le grenier où brûlent des papiers et de la paille, le long d’une cloison. Ils trouvent aussi un bidon d’essence dont le bouchon a été retiré. “Les employés de la compagnie du Gaz, mandés, firent des constations plus significatives encore”,  rapporte le journal Ouest-Eclair. “La conduite de gaz qui était en bon état avait été percé au rez-de-chaussée et au premier étage, au moyen d’un clou ou d’un pignon.”

La police ne recherche pas longtemps le coupable qui n’est autre que le fils du propriétaire, Raphaël Colliaux, âgé de 19 ans. L’incendiaire aurait commis l’irréparable pour faire profiter à sa mère des indemnités de la police d’assurance de leur bien. Quelques mois tard, il comparaît pour incendie volontaire devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine.  Ce jour-là, le gamin de 19 ans, impeccable de tenue, vêtu correctement d’un complet marron à rayures, risque gros. Dans les années vingts, les textes du code étaient d’une sévérité impitoyable à l’égard des incendiaires. 

A l’audience, le jeune homme nie tout en bloc. “Ce n’est pas moi, affirme-t-il, qui ait allumé. J’ai avoué à la police parce que j’y fus contraint par les agents.” Mais l’avocat général Picart est ferme. Il requiert cinq ans d’emprisonnement. L’avocat du jeune homme lui demande l’acquittement avec une éloquence chaude et une force d’expression remarquables. Il présente la jeunesse difficile du prévenu, l’absence de préjudice causé. Malgré sa défense, l’incendiaire est condamné à cinq ans de réclusion. 

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jean-christophe collet

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