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LE MOTARD AVAIT LAISSÉ SON PASSAGER BLESSÉ GRAVEMENT SUR LE BORD DE LA ROUTE

Ecrit par Matéo Gouriou
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Le 25 octobre 2020, vers 0 h 30, pendant le confinement, l’homme d’une cinquantaine d’années (policier dans la vie) passe la soirée avec un ami. Après avoir siroté quelques verres, ils décident de partir en moto sur les routes de Montreuil-Le-Gast. Mais très vite, la chevauchée se termine mal. Le pilote rate un virage et se retrouve dans un fossé.

Le cinquantenaire s’en sort indemne, mais son passager est gravement blessé. Mais étrangement, il ne va pas appeler les secours et se rend chercher son voisin, à 5 km du lieu de l’accident. Pendant près d’une heure, la victime est laissée inconsciente sur le bord de la route jusqu’à ce que le motocycliste revienne en voiture avec son autre ami. « Nous l’avons porté comme un poids mort », expliquera le second, lors de son audition.

 J’ai demandé au pilote d’alerter les pompiers. Il m’a répondu : non, ne t’inquiète pas, je le connais », confie le voisin.

Chez le conducteur, le blessé est placé sur un matelas dans une chambre. Il est retrouvé décédé, le lendemain matin. Son autopsie de la victime révélera une vingtaine de fractures notamment au thorax ainsi que 2 pneumothorax. À la barre, ce mardi, devant le tribunal correctionnel, le prévenu indique ne pas avoir pris conscience de la gravité des blessures. « Je le pensais ivre », insiste-t-il. « L’état de santé du passager ne découlait pas uniquement de son alcoolisation au regard des nombreuses fractures », a rétorqué le parquet. 

Après une heure de délibéré, la juridiction condamne l’individu à la peine de 2 ans d’emprisonnement avec sursis. L’accusé se voit suspendre son autorisation de conduire pendant 6 mois et aura l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Les juges font néanmoins droit à une dispense d’inscription de cette condamnation sur le bulletin numéro 2 de son casier judiciaire, lui permettant de poursuivre son métier de policier. Il devra payer plus de 50 000 € aux proches de la victime. 

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Matéo Gouriou

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