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IL L’INSULTAIT, LA FRAPPAIT ET LA MENAÇAIT DE MORT

Ecrit par Matéo Gouriou
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Il se prénomme Dylan. À sa compagne enceinte de six mois, il fait preuve d’une rare violence. L’homme l’insulte, la menace de mort et la frappe. “Je vais te faire avorter”, lui assène-t-il. “Je vais te tuer, te mettre en sang. Personne ne pourra te reconnaître, je vais te défigurer.”

Je vais te défigurer !

Le soir du 19 février 2022, sa femme oublie d’éteindre la lumière. “Elle ne sait rien faire, la grosse chienne ? ”, lui lance-t-il. Fou de rage, l’individu arrache le rideau, lui donne des coups et l’étrangle. A Noël, lors d’un repas de famille, elle prend même une gifle. Sans cesse, il fait preuve de violences, lui interdit de parler à des garçons et la géolocalise à distance.

Contre toute attente, devant la juridiction correctionnelle, l’agresseur reconnaît la totalité des faits et exprime à plusieurs reprises des regrets. “J’ai honte et je n’ai pas agi comme un homme. Je veux prendre une peine”, ajoute le prévenu. Face à une telle violence, la présidente du tribunal n’a pas de mots. “Vous pouvez en effet avoir des remords ! Vous auriez pu tuer votre compagne et les deux enfants qu’elle porte.”

Sollicitant un suivi psychiatrique, le prévenu est déjà connu de la justice. Il a à son actif huit condamnations pour usage de stupéfiants, agression sexuelle, délits routiers et dégradations. Mais la victime en pleurs ne veut pas demander de dommages et intérêts. Elle décrit un homme “formidable” et fait état d’une relation “complice”. 

Le son de cloche est différent du côté du ministère public. “On est surpris par le niveau des violences physiques et verbales dans ce dossier”, explique la magistrate. Le tribunal condamne Dylan à la peine de 21 mois de détention et ordonne la révocation d’un sursis précédent à hauteur de 3 mois.  “Une sanction importante, mais proportionnée à la gravité des faits”, souligne la présidente.

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Matéo Gouriou

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