Dans le quartier Sud-Gare, à Rennes, la nuit de mardi à mercredi a été mouvementée pour de nombreux riverains. Vers 22h20, une violente explosion a retenti dans la cage d’escalier d’un immeuble situé square Charles-Dullin. Immédiatement, ce fut le branle-bas de combat. Les habitants ont quitté leurs appartements dans la précipitation, au milieu de fumées noires (selon une information délivrée par Ouest-France).
Fort heureusement, aucun blessé n’est à déplorer. Mais l’inquiétude est bien là, au milieu des vitres soufflées, des traces sur les murs et d’une porte endommagée. Dès le jour suivant les enquêteurs ont effectué de nombreux prélèvements sur place. Ils auraient retrouvé une « cuillère » ainsi qu’un ressort, des éléments caractéristiques d’une grenade. Mais s’agit-il d’un engin artisanal ou d’un dispositif militaire ? À ce stade, rien ne permet de le confirmer.
L’enquête a été ouverte et confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée. Cet épisode, rare à Rennes, pourrait s’inscrire dans un contexte plus large d’évolution des violences liées aux stupéfiants. Si tel était le cas, l’usage d’engins explosifs, même ponctuel, marquerait un tournant. Dans certaines grandes villes françaises, ces méthodes ont déjà été observées, souvent dans des logiques d’intimidation ou de rivalités entre réseaux. Accident, acte isolé ou message ciblé : toutes les hypothèses restent ouvertes.


