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EN MARGE DE LA MANIFESTATION : DES DÉGRADATIONS, DES VIOLENCES ET DES INTERPELLATIONS !

Midi trente, ce 5 décembre 2019, un individu cagoulé sort du cortège. En courant, il se dirige vers un guichet automatique d’une banque. Arrivé sur place, il frappe violemment avec un marteau sur le distributeur sous la protection de deux autres personnes masquées, munies de parapluies. A deux pas, un étudiant interdit toute photographie de presse. “Je protège mes camarades”, affirme-t-il.

A maintes reprises, ce scénario s’est répété tout le long du boulevard de la Liberté. Il a occasionné de nombreux dégâts et de nombreux bris de vitrine d’agences immobilières et bancaires. “Ils sont passés devant l’agence”, explique un courtier. “Ils ont tapé sur notre façade à coups de barre de fer et de pied. Nous avons vraiment eu peur. L’assureur doit passer tout à l’heure.”

Plus loin, en face des halles centrales, la Porsche d’un joueur de foot du Stade Rennais a été entièrement recouverte de slogans anticapitalistes. La vitrine de l’agence Blot a explosé littéralement et des poubelles ont été incendiées en bas de la rue Tronjolly. “C’est scandaleux”, affirmait une retraitée sur le trottoir. “Tous les signes extérieurs de richesse sont visés.”

En fin de manifestation, le cortège des ultras a été dispersé par l’utilisation d’un canon à eau et de lacrymogènes suite à de nombreux projectiles lancés contre forces de l’ordre. Les policiers ont procédé à dix gardes à vue dans la journée. Sept ont eu lieu le matin au rond-point de l’Alma pour participation à un groupement en vue de réaliser des dégradations, port de cagoule et entrave à la circulation et trois le matin pour outrages et rébellion.

A la suite de ces incidents, la maire de Rennes, Nathalie Appéré, a tenu à réagir dans un communiqué. “Plusieurs centaines de casseurs cagoulés ont commis de lourdes dégradations dans notre ville depuis la fin de matinée, et recherchent l’affrontement avec les forces de l’ordre. Cette violence est inadmissible et je la condamne fermement. J’apporte tout mon soutien aux victimes de ces heurts et dégradations, particulièrement aux riverains, entreprises et commerçants qui ont été très touchés. (…). Des plaintes seront systématiquement déposées pour les dégradations commises sur le domaine public.” Son rival Charles Compagnon, candidat à la municipalité, a lui aussi regretté les violences. “Des comportements violents ont sali malheureusement l’engagement populaire qui s’exprime aujourd’hui. Rennes en a été malheureusement victime encore une fois.”

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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