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DES POUBELLES DEVANT LA PERMANENCE DE LA DÉPUTÉE : ACTE D’INTIMIDATION OU LIBERTÉ D’EXPRESSION ?

Ce jour-là, le 15 mars 2023, lors d’une manifestation contre la réforme des retraites, des individus jettent des sacs remplis d’ordures devant la permanence de la députée Laurence Maillard-Méhaignerie (Renaissance, soutien d’Emmanuel Macron). Immédiatement, les enquêteurs analysent une vidéo circulant sur Twitter où ils reconnaissent une personne défavorablement connu de la justice. 

Ce jeudi 11 mai, cet homme de 31 ans, Paimpolais, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Rennes pour menace, violence ou acte d’intimidation à l’encontre de l’élue. À la barre, le suspect, vivant dans un camion, menant un mode de vie marginal, nie formellement. « Je suis reporter photographe », affirme-t-il. « J’ai simplement souhaité filmer la scène. En revanche, je n’ai jamais eu l’intention de dégrader ce bâtiment. J’ignorais être à l’intérieur de la permanence de Laurence Maillard-Méhaignerie. Je n’ai jamais voulu intimider qui que ce soit. »

Face aux questions des magistrats, Théophane (son prénom) tient à préciser les faits. « Coincé par les poubelles, j’ai désiré me dégager en poussant un sac de détritus. » Le son de cloche est en revanche différent du côté du parquet. Le procureur adjoint, Alex Dehays, dénonce une action violente, une intimidation contre la députée et une dégradation de son local, à la veille du vote de la loi sur la réforme des retraites. Il en est convaincu au regard des investigations : le prévenu est coupable et mérite une peine de 9 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire. 

En défense, Olivier Pacheu veut rétablir une vérité. « Le but même d’une manifestation est d’intimider… Doit-on poursuivre pour intimidation tous les individus qui sont devant l’Élysée avec un panneau “Macron Démission” ? », s’interroge-t-il. Pour lui, pas de doute, le manifestant exerçait son droit d’expression et le condamner serait une atteinte disproportionnée. « En décembre 2020, un rassemblement nocturne avait eu lieu devant le domicile personnel de la maire de Rennes, situé dans le quartier sud gare », ajoute-t-il. « Pendant près de 10 minutes, des policiers ont actionné les sirènes de leurs véhicules d’intervention et réveillé les riverains dans le but d’intimider Nathalie Appéré. Dans ce dossier, aucun des policiers n’avait pourtant été poursuivi pour intimidation. » Le tribunal rendra son délibéré le 22 juin 2023, à 15 h.

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