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CONSTERNÉE PAR L’AFFAIRE MYTHOS ET LE MEM : LA DROITE QUITTE LA SCÈNE… DU CONSEIL !

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Loïck Le Brun, conseiller municipal du groupe de droite et centre, a une voix de stentor. Dans le festival Mythos, il ferait un tabac. Mais l’homme politique n’a pas envie de s’amuser. Bien au contraire. Depuis le rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion du Mem (guinguette) et de Mythos par le Centre de production des paroles contemporaines (CPPC), l’homme ne décolère pas. Encore une fois, lors du dernier conseil municipal, ce lundi, il a fait part de sa “consternation”. “Je ne vous cache pas mon embarras”, a-t-il proclamé. “A la lecture des documents, je regrette “l’opacité” du dossier et le “mélange des genres” entre argent public et privé. D’un côté, l’association gère des associations publiques et de l’autre des sociétés privées.” 

Direction familiale, loyer faible, Tesla !

Sans ménagement, le conseiller de l’opposition s’en est pris à la “direction familiale” de l’association. “Je suis étonné que ces informations ne soient pas arrivées jusqu’à votre bureau, madame la maire”, s’indigne l’élu. Mais  plus grave encore, Il reproche le loyer fixé par la ville, soit 5500 euros. “D’après la Chambre régionale des comptes, le CPPC aurait dû supporter un loyer de 120 à 170 000 euros. Il doit s’acquitter de nouvelles mensualités et si possible rattraper les deux ans de retard.”

Il existe une rupture d’égalité entre les établissements du centre-ville qui n’ont pas de parkings et le Mem qui bénéficie du parking du Stade Rennais”, Loïck Le Brun.

Face à cette situation, Loïck Le Brun a demandé des comptes. “Rien n’est clair et on s’autorise tout.” Enfonçant le cou, il a évoqué l’épisode de la Tesla d’une valeur de 125 000 euros. “Est-ce une voiture de fonction ?”, s’est-il interrogé. “Nous sommes en droit de le savoir. Les élus doivent comprendre ce qui se passe dans ce dossier. Il faut de la clarté. Nous demandons la mise en place d’une mission d’information et d’évaluation.”

Droite dans ses bottes, Nathalie Appéré, maire de Rennes, a refusé catégoriquement. “La Chambre régionale des comptes ne pointe pas d’irrégularités. Elle pointe des recommandations. Elle demande de remettre les choses sur les rails…Ce rapport est transparent et tout le monde en a eu accès. Je ne suis pas certaine qu’une telle mission puisse être d’une expertise supérieure à celle des magistrats.” La réponse a fait réagir le porte-parole de l’opposition municipale, Charles Compagnon, qui a quitté la salle avec ses colistiers. “On ne demande pourtant pas la lune !  A l’heure où l’image des politiques est discréditée, les citoyens ont envie de plus de transparence.” 

Cette affaire de Mythos est délicate”, explique un proche du dossier. “Il n’est pas de bon ton chez les bobos rennais de s’attaquer au premier festival culturel rennais.” 

Auparavant, la garde rapprochée de Nathalie Appéré avait tenu à défendre mordicus l’équipe du CPPC. “Le MEM et Mythos sont très peu dépendants des finances publiques. Notre action a été de mettre à disposition un carré de pelouse non bâti”, a indiqué Marc Hervé, adjoint au maire, charge de l’urbanisme. “C’est une équipe méritante et pertinente”, a ajouté l’adjoint au maire, Benoit Careil. “Si la ville a fait preuve de générosité, c’est que l’équipe du CPPC a investi dans un Magic Mirror de 2 millions d’euros. Nous avons été attentifs à cette prise de risque.”

A terme, la municipalité veut clarifier les choses en révisant le loyer et le plan d’occupation de la Prévalaye. Mais cette affaire pourrait bien laisser des traces au sein de la majorité municipale. Nathalie Appéré, qui vise un portefeuille ministériel en cas d’élection d’Anne Hidalgo à la présidentielle, pourrait être la première concernée. Mais pas seulement…l’ambiance au sein de son équipe pourrait en pâtir. Benoit Careil était gêné aux entournures, lors du dernier conseil municipal. “On a peut-être fait preuve de naïveté”, a-t-il lancé entre deux plaidoyers pour Mythos et le Mem.  

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jean-christophe collet

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