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MATTHIEU LUCO MARCHE DANS LES PAS D’ODORICO

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Matthieu Luco est carreleur et possède un patronyme italien. Mais il rectifie tout de suite. “Je ne suis pas Italien. Je suis du Morbihan, de l’île aux Moines”, confie-t-il. A la tête d’une entreprise de carrelages, connue sous le nom de Luco-Bataller et fondée en 1967, il travaille pour les professionnels (boucherie, restaurant, boulangerie) et surtout les particuliers. “Nous sommes principalement dans la rénovation”, ajoute-t-il. 

Une des restaurations de Matthieu.

Mais malgré son succès, son savoir-faire, il a décidé d’ajouter une autre corde : la mosaïque. Non sans raison, l’artisan s’est passionné pour un certain Isidore Odorico. “C’est ma source d’inspiration. Comme Obélix, je suis tombé dans la marmite quand j’étais petit ! Je voyais ses mosaïques partout sur mes chantiers et je continue en voir partout”, confie-t-il. A L’Hermitage, le chef d’entreprise a ouvert depuis un atelier de mosaïque. “Chez nous, les clients viennent avec leur projet, une idée”, explique-il. Et parfois, les commandes sont particulières. “Un jour, le président du Stade Rennais, Jacques Delanoë, est venu nous voir. Il avait vu un oeuvre d’Odorico père dans le hall privé d’une banque privée rennaise. Il voulait la même pour son club. Nous avons mis 200 heures pour la fabriquer !”

Chez nous, les clients ont l’impression d’arriver dans un magasin de bonbons”, assure Matthieu Luco. “Il y a des couleurs, un peu partout!”

Avec des mosaïques de l’entreprise lilloise de Winckelmans dont la présidente est Barbara Winckelmans, il a réussi son…but. “Nous avons posé les carreaux un par par un an. Ce fut un sacré labeur et sans doute l’une de nos plus belles commandes.” Au fil des années, Matthieu a imaginé de nombreuses oeuvres. On lui doit une belle Marianne, des décorations pour des restaurants (L’Arrivée), des magasins (Chéri Chéri) et parfois de la restauration des réalisations du grand maître Odorico. “Pour ces derniers chantiers, nous avons une sévère difficulté, Il faut trouver la matière, les couleurs. On se bagarre avec la ville de Rennes pour récupérer du stock. On aimerait bien qu’elle nous aide.”

Récemment, l’entreprise Luco a rénové une maison située rue Dupont des Loges et les mosaïques de l’ancien magasin Valton (rue d’Antrain). “C’est important de sauver le patrimoine.” En vrai passionné, Matthieu Luco ne jure plus que par la mosaïque. “Je suis devenu Addict et ma famille avec ! Lors de mes voyages en Espagne et en Italie, on visite beaucoup d’églises. Après une émission d’Echappées Belles, je me suis rendu à Topola avec mon fils pour voir le Mausolée royal d’Oplenac.”  

 

Au fil du temps, le mosaïste commence à se faire un nom. Mais à la différence d’Isodore Odorico, il n’impose pas encore ses oeuvres. “Dans notre atelier Les Mosaïques de la Vilaine avec mon neveu Alexis, nous n’allons pas fabriquer des choses pour ne pas savoir quoi en faire. Nous travaillons uniquement sur commande en échangeant beaucoup avec nos clients qui sont souvent aussi passionnés que nous.” Dans quelques années, on parlera peut-être encore d’Odorico, mais aussi et sans doute de Luco. Luco Bataller, ZA de la Hautière, 35590 L’Hermitage. 02 99 67 24 67. Pour tous renseignements. https://www.lucobataller.com

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jean-christophe collet

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