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dimanche 21 juillet 2024
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CHRONIQUE D’UNE RELATION SEXUELLE FORCÉE ENTRE ÉPOUX SUR FOND D’ALCOOL

Fin janvier 2024, une femme appelle les gendarmes. À Châteaugiron, sa sœur vient de subir une relation non consentie avec son mari totalement ivre. Immédiatement alertés, les militaires se présentent au domicile de la victime. L’homme est absent. Il revient toutefois dans l’après-midi pour faire pression sur sa conjointe avant de fuir avec son téléphone. Plus tard, il sera retrouvé dans un hangar grâce à la géolocalisation de son appareil.

Lors de son audition devant les enquêteurs, l’épouse révèle davantage sur son calvaire, qui dure depuis 2016. La nuit du drame, elle fait semblant de dormir, mais elle subit plusieurs pénétrations anales et vaginales. « C’est moi qui commande ! » lui aurait dit son époux, coutumier du fait. « J’étais régulièrement insultée de “pute”, de “salope” et cible de jets d’objets », explique-t-elle.

 Il a une faible considération pour autrui ». L’expert psychiatrique.

Ce jeudi, le prévenu comparaissait devant le tribunal correctionnel de Rennes. À la barre, l’homme de 31 ans reconnaît ses problèmes d’ivresse. « Le jour des faits, j’avais consommé de l’alcool en grande quantité. Mais je me souviens d’un rapport consenti et non forcé. Vous savez, parfois c’est non ! Une heure après, c’est oui » ajoute-t-il face aux magistrats.

Mais de l’autre côté de la barre, la victime, en pleurs, se confie au tribunal. « L’alcool n’est pas une excuse. J’aime mon mari, mais je demande qu’il se fasse soigner. Je dois être forte pour les enfants et cacher ma souffrance chaque jour. C’est très dur. Je ne veux pas pratiquer certains actes sexuels, mais je cède régulièrement pour avoir la paix. »

Le prévenu, en réponse, s’exclame : « C’est la première fois que j’entends ça ! ».

Devant les juges, l’homme admet ses abus d’alcool. « Je consomme jusqu’à 3 litres par jour. » Son casier judiciaire compte déjà 8 mentions, principalement pour des infractions routières liées à la boisson. Avocate de la victime, Camille Ernstberger rappelle les faits. « Ma cliente a manifesté plusieurs fois son désaccord avant de subir ces violences. Cet homme a beaucoup de chance de ne pas comparaître devant une cour d’assises. »

Le tribunal condamne le prévenu à 2 ans d’emprisonnement avec sursis probatoire. Dans le cadre de cette peine, il devra suivre un traitement et travailler. Il lui est interdit de contacter sa femme ou de paraître à son domicile. Il est également inscrit au FIJAIS (fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes) et doit verser 5000 € à la victime en réparation du préjudice subi.

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